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Côte d'Ivoire

Alassane Ouattara n'écarte pas une nouvelle candidature

Alassane Ouattara lors d'un congrès extraordinaire du RDR à Abidjan, le 5 mai 2018.

Le président ivoirien Alassane Ouattara n'a une nouvelle fois pas écarté de présenter sa candidature à un troisième mandat en 2020 lors d'une interview à Radio France Internationale (RFI) lundi.

"C'est très clair, je peux me représenter si je le souhaite. C'est une nouvelle Constitution (depuis 2016). Tous les avis juridiques que j'ai consultés me confirment. Je donnerai ma réponse en 2020. Je peux prendre une décision jusqu'au 28 juillet 2020", a-t-il souligné, avançant "un bilan inattaquable" avec un fort taux de croissance et de faibles taux d'inflation, d'endettement public, de déficit budgétaire".

En fin de journée, le sous-secrétaire d'Etat américain aux Affaires politiques, David Hale, en déplacement en Côte d'Ivoire, a rappelé que M. Ouattara avait en août 2018 "appelé à une transition du leadership vers une nouvelle génération".

"Je pense que c'est une déclaration louable", a souligné le responsable américain qui a ensuite évoqué Franklin D. Roosevelt, "président vénéré de notre pays élu pour un quatrième mandat (1944)."

"Notre pays était en crise, et il a remporté une victoire écrasante pour un troisième et un quatrième mandat. Il y avait une atmosphère bipartite après cela. Pas contre lui, mais(...) contre le concept d'un président qui siègerait dans un environnement démocratique aussi longtemps. Ce n'était pas sain. Il fallait du sang frais, des idées neuves, un leadership nouveau", a-t-il indiqué.

M. Hale s'est toutefois gardé de prendre officiellement position, soulignant à propos d'un éventuel 3e mandat de Ouattara: "ce n'est pas une décision américaine (...) Vous avez votre propre expérience. Nous vous souhaitons le meilleur".

"Quelqu'un doit être responsable de ces 3000 morts", dit Ouattara

Alassane Ouattara, Abidjan, Côte d'Ivoire, le 5 mai 2018.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a refusé de commenter l'acquittement en première instance de l'ancien président Laurent Gbagbo par la Cour pénale internationale (CPI) en janvier mais s'est interrogé sur la responsabilité des morts lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

"Aucune réaction de ma part. C'est un procès qui continue (...). Quelqu'un doit bien être responsable de ces 3.000 morts. J'espère que la justice fera la lumière sur cela, c'est ce que les victimes demandent", a déclaré M. Ouattara, lors d'une interview à Radio France Internationale depuis Addis-Abeba, diffusée lundi.

"Nous continuons nos enquêtes pour savoir ceux qui sont responsables", a précisé M. Ouattara, qui a toutefois accordé en août une amnistie à quelque 800 Ivoiriens, dont l'ex-Première dame Simone Gbagbo, poursuivis ou condamnés dans le cadre de la crise ivoirienne.

Le président a réfuté toute pression de la Côte d'Ivoire sur la CPI dans le but de prolonger la détention ou le procès de M. Gbagbo.

"Interférer avec la justice internationale ou nationale, ce n'est comme ça que je gère mon pays (...) laissons la justice faire son travail", a-t-il assuré, refusant de d'évoquer un éventuel retour de Laurent Gbagbo. "Attendons de voir. +Si+,+si+,+si+, que de châteaux en Espagne!"

M Gbagbo et Charles Blé Goudé, l'ex-chef du mouvement ivoirien des Jeunes Patriotes, ont été libérés par la CPI sous conditions. Ils ont été acquittés par la Chambre de première instance et doivent attendre un éventuel appel du procureur.

Le président Ouattara est également revenu sur la démission de la présidence de l'Assemblée nationale de son ancien allié Guillaume Soro, ex-chef de la rébellion, estimant qu'il y avait des divergences idéologiques" mais "pas de problème" entre les deux hommes.

"Je ne suis pas homme à forcer qui ce soit (à démissionner) (...) Soro estimait qu'il n'était pas de la même idéologie. Nous sommes un parti libéral social et lui se considère marxiste. Je comprends que ce ne soit pas compatible avec ses convictions J'ai beaucoup d'estime pour Soro. C'est un jeune que je considère comme un de mes fils. Je n'exclus pas qu'il revienne à la maison", a-t-il dit.

Il n'a pas non plus écarté la probable candidature de Soro à la présidentielle de 2020. "C'est son choix, c'est sa liberté. La constitution l'autorise à la faire et il n'est pas question pour moi d'empêcher la candidature de qui que ce soit comme certains ont tenté de le faire par le passé", a-t-il ajouté en allusion à l'ancien président Henri Konan Bédié, qui avait lancé le concept de "l'Ivoirité" dans les années 1990 pour empêcher Ouattara, accusé de nationalité "douteuse" de se présenter à la présidentielles de 1995.

Par ailleurs, M. Ouattara n'a une nouvelle fois pas écarté de poser sa candidature à un troisième mandat.

"C'est très clair, je peux me représenter si je le souhaite. C'est une nouvelle Constitution (depuis 2016) Tous les avis juridiques que j'ai consultés me confirment.Je donnerais ma réponse en 2020. Je peux prendre une décision jusqu'au 28 juillet 2020", a-t-il souligné, avançant "un bilan inattaquable" avec un fort taux de croissance et de faibles taux d'inflation, d'endettement public, de déficit budgétaire".

Avec AFP

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La liberté d'expression malmenée, selon Amnesty International

Arrestations et emprisonnements arbitraires, harcèlement contre l'opposition, la société civile et les médias critiqués: Amnesty International dresse un bilan sévère des atteintes à la liberté d'expression en Côte d'Ivoire, dans un rapport publié lundi.

"Sept ans après la crise post-électorale, qui a coûté la vie à 3.000 personnes, la Côte d'Ivoire projette une image de relative stabilité favorisée par une (forte) croissance économique et par un retour sur la scène internationale". Mais "la situation en matière de droits humains demeure fragile", à moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle.

"L'usage de lois répressives pour écraser le droit à la liberté d'expression se traduit par la détention arbitraire de très nombreux citoyens", déclare François Patuel, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, cité dans le rapport.

"Au moins 17 détentions arbitraires de journalistes et blogueurs ont été recensées ces cinq dernières années et le Conseil national de la presse a sanctionné des organes de presse à maintes reprises, leur imposant interruptions de publication et lourdes amendes", ciblant "les publications critiques envers les autorités et proches des mouvements d'opposition", estime l'organisation.

"Les opposants politiques sont aussi la cible d'un harcèlement judiciaire, parce qu'ils expriment leurs opinions". Ainsi fin janvier, le député Alain Lobognon, "inculpé de divulgation de fausses nouvelles et d'incitation à la révolte, a été condamné à un an de prison".

De plus, "les réunions pacifiques à l'initiative d'organisations de la société civile et de groupes d'opposition sont régulièrement interdites et dispersées par la police et la gendarmerie, qui font usage d'une force excessive", note Amnesty, citant le cas d'une manifestation de mars 2018 où 40 manifestants, dont un responsable d'un parti d'opposition, ont été arrêtés.

"Les défenseurs des droits humains sont fréquemment menacés et leurs bureaux régulièrement cambriolés. Ces quatre dernières années, les bureaux de six des principales organisations de défense des droits humains ont été saccagés", s'inquiète Amnesty.

L'ONG recense des cas de torture infligés par la police, la gendarmerie et particulièrement par la police secrète, la Direction de la surveillance du territoire (DST).

Amnesty s'alarme également des conditions carcérales "inhumaines" en Côte d'Ivoire : "152 personnes sont mortes en détention depuis août 2014", selon ses investigations.

Amnesty dénonce l'"impunité" dont jouissent les auteurs de violations des droits humains.

"Alors que le président ivoirien Alassane Ouattara s'est engagé à ce que justice soit rendue dans tous les cas de violations des droits humains, seuls les partisans présumés de l'ancien président Laurent Gbagbo ont été jugés pour les graves violations commises pendant et après (la présidentielle) de 2010".

Tandis que des "membres des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), fidèles au président Ouattara, soupçonnés de graves violations des droits humains, n'ont pas été traduits en justice". "Ils seraient notamment responsables de la mort de plus de 800 personnes à Duékoué (ouest) en avril 2011".

"Plusieurs hauts responsables des FRCI accusés de crimes contre l'humanité conservent de hautes fonctions au sein des forces de sécurité et certains ont même été promus en janvier 2017".

L'ONG appelle les autorités ivoiriennes à "mettre fin aux arrestations arbitraires et aux actes de harcèlement" contre les voix dissidentes et à la libération immédiate des prisonniers d'opinion.

Avec AFP

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