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Côte d'Ivoire

Le nouveau parti présidentiel garde Ouattara à sa tête

Le président ivoirien et leader du parti libéral RDR (Rassemblement des républicains - Rassemblement des républicains) Alassane Ouattara lors d'un congrès extraordinaire du RDR à Abidjan, le 5 mai 2018.

Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a été maintenu samedi à la tête du nouveau parti présidentiel RHDP, qui tenait son premier congrès à Abidjan, mais il n'a pas dévoilé ses intentions pour la présidentielle de 2020.

Le congrès a "entériné l'élection" de M. Ouattara comme président du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, selon une résolution lue devant près de 100.000 personnes rassemblées au stade Félix Houphouët-Boigny et autour de l'enceinte, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

Ce premier congrès ordinaire, tenu sur deux jours vendredi et samedi, a constitué le véritable lancement du nouveau parti présidentiel, que ses dirigeants avaient mis sur pied lors d'un congrès constitutif en juillet 2018 en élisant déjà M. Ouattara à sa tête.

Le président ivoirien n'a pas dévoilé ses intentions quant à la prochaine élection présidentielle de 2020. A la foule qui scandait "nouveau mandat", il a répondu : "Je vous donnerai ma réponse l'an prochain", précisant que ce sera un nouveau congrès en 2020 qui désignera le candidat du RHDP à la présidentielle, de façon démocratique.

"On est satisfait de l'action d'ADO (surnom du président, NDLR), on souhaite qu'il continue son travail", a réagi auprès de l'AFP Mamadou Traoré, un militant RHDP d'Abidjan.

"Un troisième mandat, pourquoi pas ? On souhaite qu'il en ait encore la force", a commenté Henriette Palé, une militante venue de Bouna, à 560 km au nord d'Abidjan.

Elu en 2010, puis réélu en 2015, Alassane Ouattara terminera en 2020 son deuxième mandat. La Constitution adoptée en 2016 n'autorise pas un troisième mandat, mais il existe une incertitude juridique sur l'application de cette disposition.

Guillaume Soro va quitter la présidence de l'Assemblée nationale

Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume Soro à Abidjan, Côte d’Ivoire, 17 novembre 2017.

Guillaume Soro va démissionner prochainement de son poste de président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, a affirmé vendredi un de ses proches, confirmant une rumeur qui circulait depuis plusieurs jours.

"Il l'envisage très fortement. Ça va se faire", a déclaré cette source sous couvert d'anonymat, précisant que les modalités de cette démission n'étaient pas encore arrêtées.

Il va quitter son poste "pour ne pas provoquer une crise institutionnelle". En effet Guillaume Soro "n'est pas membre du RHDP", le nouveau parti présidentiel qui tient son premier congrès vendredi et samedi, a précisé ce proche. M. Soro "n'ira pas au congrès", a-t-il ajouté.

M. Soro était vice-président du Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir, qui se transforme en Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), en fusionnant avec d'autres partis.

"Après le 26 janvier (la fin du congrès), tu es député, tu es président d'institution, tu n'es pas RHDP, tu libères le tabouret !", avait lancé début janvier lors d'un meeting un des hommes forts du nouveau parti présidentiel, Adama Bictogo, visant sans le nommer M. Soro.

Agé de 46 ans, Guillaume Soro préside l'Assemblée nationale depuis 2013. Il avait été auparavant le premier chef du gouvernement du président Alassane Ouattara, après son arrivée au pouvoir en 2011.

De 2002 à 2011, il a été le chef de la rébellion qui a contrôlé la moitié nord de la Côte d'Ivoire, pendant la présidence de Laurent Gbagbo. Cette rébellion avait soutenu militairement Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale meurtrière de 2010-11, où les deux hommes revendiquaient la victoire à l'élection présidentielle.

M. Soro, à qui l'on prête des ambitions présidentielles, est réputé en froid avec le chef de l'Etat. Très discret sur le plan médiatique depuis plusieurs mois, voyageant beaucoup à l'étranger, il est jusqu'à présent resté muet sur ses intentions pour la prochaine présidentielle de 2020.

Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), principale formation d'opposition, a évoqué récemment une possible alliance avec Guillaume Soro pour la présidentielle.

Abidjan reçoit le salon de la sécurité et de la défense

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La justice valide la victoire du pouvoir à Grand-Bassam

Un homme peint un mur dans le cadre du Festival international du dessin animé et de la bande dessinée d'Abidjan de Coco Bulles, en hommage aux victimes de l'attaque de Grand Bassam 2016 à Grand-Bassam, près d'Abidjan, le 18 mars 2017.

La victoire du candidat du parti présidentiel à l'élection municipale de Grand-Bassam a été validée mercredi par la Cour suprême de Côte d'Ivoire, malgré le saccage de plusieurs bureaux de vote.

Le président de la chambre administrative de la Cour suprême, Pierre Claver Kobo, a annoncé à l'audience que la requête en annulation du candidat de l'opposition Georges Ezaley (PDCI) était "rejetée", validant ainsi la victoire de Jean-Louis Moulot (RHDP), proclamée par la Commission électorale le 17 décembre.

La cité balnéaire historique de Grand-Bassam (à 30 km d'Abidjan) avait été le théâtre d'importantes violences lors du scrutin du 16 décembre: un commando d'une vingtaine d'hommes armés non-identifiés avait attaqué plusieurs bureaux de vote favorables au candidat de l'opposition et détruit des dizaines d'urnes. Les forces de l'ordre, pourtant déployées en grand nombre, étaient restées passives.

Le précédent scrutin municipal du 13 octobre avait été annulé par la Cour suprême, déjà en raison de violences.

"Nous statuons sur la base d'arguments juridiques, pas politiques", a assuré Pierre Claver Kobo, déplorant que les arrêts de la Cour aient "quelquefois provoqué la hargne de quelques politiciens et pseudo-juristes".

Commentant la décision, Me Tompieu Messan, l'avocat de M. Ezaley, a relevé que "les voix de 6.700 électeurs" n'avaient "pas été prises en compte", alors que Jean-Louis Moulot ne l'a emporté qu'avec un millier de voix d'avance, sur un total de 16.000 votants.

Selon les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI) le 17 décembre, M. Moulot, du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) avait remporté l'élection avec 51,91% des suffrages, contre le maire sortant Georges Ezaley (45,72%) du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, opposition).

La décision de la Cour n'est pas susceptible d'appel, selon Me Messan, qui a néanmoins assuré qu'il allait "étudier toutes les voies de recours juridiques possibles".

Pour Port-Bouët, une des communes d'Abidjan, où l'élection était aussi rejouée, la Cour suprême a rejeté la requête du candidat du pouvoir, le ministre du Tourisme Siandou Fofana, validant ainsi l'élection du candidat PDCI Sylvestre Emmou.

Ce dernier l'avait largement emporté, par 62,65% contre 33,61%, selon la CEI.

Ces deux communes sont stratégiques, car elles sont au coeur d'importants projets de développement, notamment dans le domaine immobilier.

La Cour suprême statuait au total sur six communes où les municipales avaient dues être reconduites.

Anciens alliés, le RHDP du président Alassane Ouattara et le PDCI, dirigé par l'ancien président Henri Konan Bédié, sont désormais à couteaux tirés, en vue de l'élection présidentielle de 2020.

Avec AFP

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