Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

République du Congo

Effondrement d'une partie de la corniche surplombant le fleuve Congo à Brazzaville

Un homme marche sur les rives du fleuve Congo où une nouvelle route côtière est construite le 22 juillet 2015 à Brazzaville.

Une partie de la corniche qui surplombe le fleuve Congo s'est effondrée jeudi à Brazzaville après des fortes pluies, suscitant une polémique sur la qualité des travaux inaugurés en février 2016, a constaté un correspondant de l'AFP.

Accotements et trottoirs affaissées, bitume fissuré, lampadaire renversé: dans ce quartier-vitrine de la capitale de la République du Congo, les dégâts étaient visible sur environ 500 mètres, entre le centre-ville et le pont à haubans du 15-Juin inauguré en février 2016.

Le ministre en charge des Travaux publics Jean-Jacques Bouya s'est rendu sur place, sans faire de déclarations.

La police militaire interdisait la circulation sur deux kilomètres environ.

De nombreux Brazzavillois ont immédiatement remis en cause la qualité des travaux réalisés par la société chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC).

"Nous constatons maintenant que le travail a été mal réalisé parce que la route s'est effondrée comme un biscuit", se désole un fonctionnaire anonyme.

"On nous disait qu'ici tout était fait selon les règles de l'art. Mais, là on vient de nous démontrer que ce n'était pas sérieux", regrette un passant, Arthur Ngoma.

"L'éboulement de la corniche me fait mal. C'est un endroit où tout le monde venait se distraire. C'est regrettable".

Rendus aux seuls piétons les dimanches, la corniche et le pont sont vite devenus un haut-lieu de promenades fréquenté par des milliers de personnes les fins de semaine.

La délégation de l'Union européenne à Brazzaville a déclaré sur Twitter qu'elle "s'associe à la consternation des Brazzavillois".

"Lieu de retrouvailles, de détente, de loisirs et de pratique du sport, c'est tout un symbole du vivre ensemble qui s'effondre. Nous espérons qu'aucune victime ne soit à déplorer", a ajouté la délégation de l'UE.

La corniche et le pont avaient été inaugurés en février 2016, juste avant l'élection présidentielle qui avait conduit à la réélection du président Denis Sassou Nguesso.


Plusieurs quartiers de Brazzaville sont touchés par les conséquences des pluies, qui ont aussi provoqué de spectaculaires ensablements.

Dans l'intérieur du pays, des dizaines de milliers de personnes sont aussi victimes des inondations.

Le gouvernement, avec l'appui des organisations humanitaires, tente d'assister quelque 180.000 sinistrés habitant essentiellement le long du fleuve Congo et de la rivière Oubangui (nord).

Quatre sympathisants de la dynamique ”Incarner l’Espoir’’ écroués au Congo-Brazzaville

Quatre sympathisants de la dynamique ”Incarner l’Espoir’’ écroués au Congo-Brazzaville
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:38 0:00

Congo-Brazzaville : Denis Sassou N'Guesso s'est addressé à ses concitoyens

Congo-Brazzaville : Denis Sassou N'Guesso s'est addressé à ses concitoyens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:09 0:00

Congo-Brazzaville- le président Sassou Nguesso se présentera à nouveau en 2021

Congo-Brazzaville- le président Sassou Nguesso se présentera à nouveau en 2021
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Sassou Nguesso candidat de son parti à la présidentielle de 2021

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, à Addis-Abeba, le 17 janvier 2019.

Le président Denis Sassou Nguesso a été désigné candidat de son parti à la présidentielle de 2021, à l'issue du congrès du Parti congolais du travail (PCT).

"Les 2.588 congressistes ont décidé unanimement que le camarade Denis Sassou Nguesso soit reconduit à la tête du comité central [du parti] et qu'il soit notre candidat à l'élection présidentielle de 2021", a indiqué Pierre Ngolo, secrétaire général sortant du PCT dans la nuit de lundi à mardi.

Âgé de 76 ans, le président Sassou cumule 35 ans à la tête du Congo, petit pays d'Afrique centrale, riche en pétrole mais dont la majorité des habitants vit sous le seuil de pauvreté.

"Ce choix n'est pas un choix de trop. Nous avons dit que le choix de Denis Sassou Nguesso était un choix inéluctable; c'est un choix du changement dans la continuité; le choix de la stabilité et le choix de la paix", a commenté auprès de l'AFP Léonidas Mottom, député PCT et deuxième questeur à l'Assemblée nationale.

Selon la Constitution, M. Sassou a le droit de se présenter à la présidentielle de 2021 et pour la dernière fois en 2026.

Jeudi, le principal parti d'opposition, Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), avait estimé que les conditions ne seraient pas réunies pour que le Congo organise une présidentielle en 2021.

L'UPADS a proposé une transition et un scrutin en 2023 sans la participation du président Sassou Nguesso.

Le PCT, qui fête ses 50 ans d'existence ce mardi, a organisé son cinquième congrès ordinaire du 27 au 30 décembre.

Le parti a désigné 727 nouveaux membres de son comité central qui ont à leur tour élu Pierre Moussa, 78 ans, au poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans.

M. Moussa remplace à ce poste Pierre Ngolo, 65 ans, qui est également président du Sénat.

Né en 1941, M. Moussa est un économiste de formation qui a travaillé par le passé dans les institutions financières internationales comme la Banque mondiale. Plusieurs fois ministre entre 1997 et 2012, M. Moussa a été président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) entre 2012 et 2017.

"Pierre Moussa est un homme capable de rassembler ce qui est éparse", a estimé le député Mottom.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG