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Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement

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Des progrès pour la levée de l'embargo sur les armes selon le gouvernement

Militaires à l'aéroport de Bangui, en Centrafrique le 31 décembre 2012.

Des progrès ont été enregistrés en vue de la levée de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine, conformément aux dispositions du Conseil de sécurité des Nations unies, a affirmé mercredi le gouvernement.

"Des officiers supérieurs et des officiers subalternes de l'armée ont été formés sur la gestion et le stockage des munitions et armes, en ce qui concerne les armureries, nous sommes prêts. Les progrès actuels dans la mise en oeuvre du programme de DDRR (désarmement) s'inscrivent aussi dans le cadre de la levée de l'embargo sur les armes à destination de notre pays", a déclaré à Bangui le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui.

Au cours d'une conférence de presse conjointe, le porte-parole de la mission de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro, a rappelé qu'en janvier 2019, le Conseil de sécurité a adopté un chronogramme précis, demandant notamment "à la République centrafricaine, de fournir jusqu'en juin 2019 un rapport sur les progrès enregistrés dans le cadre de la gestion ainsi que le stockage des armes".

Après une évaluation de ces progrès accomplis, le Conseil doit se réunir fin septembre pour "statuer sur la question de l'embargo", a-t-il précisé.

Le Conseil a déjà accepté des demandes de levée partielle, permettant ainsi à la Russie et à la France de fournir des armes aux forces armées centrafricaines (Faca).

En visite lundi à Bangui, la ministre française des Armées, Florence Parly, a dit que Paris oeuvrait auprès des Nations unies afin d'assouplir cet embargo mis en place après l'éclatement des violences en Centrafrique en 2013.

Elle estime qu'il "reste encore beaucoup à faire" pour la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en février entre 14 groupes armés et le gouvernement, qui prévoit notamment le désarmement des combattants des milices.

Les principaux groupes armés qui contrôlent territoires et axes routiers, n'ont encore démobilisé aucun de leurs combattants.

Le porte-parole du gouvernement voit cependant un bon début : "Nous n'avions pas la naïveté de croire qu'à partir de cette signature, nous entrions immédiatement dans la paix et la sécurité comme par enchantement. Il s'agit d'un long processus".

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources (diamants, or, bétail...).

L'accord de paix de Khartoum est le huitième conclu depuis 2013.

Accord de paix en Centrafrique: 167 combattants désarment dans l'ouest

Les soldats des forces armées centrafricaines (FACA - Forces Armées de Centre Afrique) accèdent à l'école de Koudoukou dans le district PK5 de Bangui, Centrafrique, 13 décembre 2015.

Plus de 160 combattants d'un groupe armé signataire de l'accord de paix en Centrafrique ont déposé leurs armes dans le village de Beloko, situé dans l'ouest du pays, non loin de la frontière avec le Cameroun, a annoncé vendredi le ministre délégué au Désarmement, Noël Bienvenu Selesson.

Cette opération de désarmement, qui a eu lieu mardi et mercredi, est la deuxième menée depuis le lancement du projet Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), en décembre 2018.

"Le gouvernement lance un appel aux autres groupes armés qui hésitent à leur emboîter le pas", a déclaré M. Selesson. "D'ici décembre, nous pourrions déclarer la fin du désarmement, à condition que les groupes armés jouent le jeu".

Cette opération de désarmement concerne le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine, qui occupe notamment les abords de la route nationale 3, le principal axe pour le ravitaillement du pays via le Cameroun.

Miskine (également connu sous le nom de Martin Koumtamadji) est devenu ministre dans le nouveau gouvernement, issu de l'accord de paix, en charge de la modernisation de l'Administration et de l'Innovation du service public.

Le 5 avril, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait lancé une opération contre le FDPC, qui avait érigé des barrières sur cet axe vital pour l'économie du pays enclavé, tuant trois combattants du groupe.

Fort de 600 membres environ, le FDPC est toutefois considéré comme un groupe d'envergure mineure.

A ce jour, seuls le FDPC, le mouvement 3R et certains groupes antibalaka ont effectivement désarmé certains de leurs miliciens.

Les principaux groupes armés du pays, pourtant signataires de l'accord de paix de Khartoum, dont le FRPC et l'UPC, n'ont encore démobilisé aucun de leurs soldats.

Par ailleurs, la nature des armes restituées n'est pas toujours en conformité avec les règles du DDR. "Le DDR se fait avec des armes de guerre. Les armes de fabrication artisanale, ce n'est pas le DDR", a précisé M. Selesson.

Financé à hauteur de 30 millions de dollars par la Banque mondiale, le DDR prévoit de démobiliser 9.000 combattants à travers le pays.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

L'accord de paix de Khartoum signé en février dernier entre 14 groupes armés et le gouvernement est le huitième conclu depuis 2013.

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