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Accord final mardi entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés

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Accord de paix conclu par le gouvernement centrafricain et les groupes armés

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Un accord de paix "obtenu" à Khartoum entre les protagonistes centrafricains

Des milices de la Seleka à Bangui, en RCA. Le pays est terrorisé par plusieurs groupes armés et retombe encore dans le bain de sang sectaire qui a fait des milliers de morts entre fin 2013 et 2015. (AP Photo / Jerome Delay-File)

Un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés de Centrafrique a été "obtenu" samedi à Khartoum, a annoncé le gouvernement centrafricain sur son compte Twitter.

Cet accord, le 7ème depuis 2012, a été annoncé dans un premier temps sur son compte Twitter par le gouvernement centrafricain, puis confirmé par l'un des principaux groupes armés et par l'UA.

Selon le gouvernement, l'accord dont les détails n'ont pas été rendus publics dans un premier temps, "devrait être paraphé" dimanche et signé "à Bangui dans quelques jours".

"Nous sommes en train d'affiner le projet d'accord dont la quasi-totalité des dispositions est acceptée de part et d'autre", s'est réjoui sur son compte Twitter Smaïl Chergui, commissaire de l'Union africaine (UA) à la paix et la sécurité, qui participe aux négociations de Khartoum.

"Nous nous félicitons qu'un consensus ait été trouvé sur les points de blocage qu'étaient l'amnistie et un gouvernement inclusif", a de son côté déclaré Aboubakar Sidik, un porte-parole de l'un des principaux groupes armés, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC)

Les pourparlers de paix de Khartoum, qui ont débuté le 25 janvier, avaient été suspendus jeudi à cause de désaccords, en particulier sur la question de l'amnistie des responsables de crimes et d'exactions.

Sous la pression de ses partenaires occidentaux, Bangui a toujours refusé une amnistie des chefs de guerre dont plusieurs sont sous sanctions de l'ONU ou cités pour violations des droits de l'homme dans des rapports d'ONG. D'autres sont sous la menace d'un mandat d'arrêt.

En Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants en guerre depuis 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés en cinq ans, sans qu'aucun n'aboutisse au retour de la stabilité.

Le dialogue de Khartoum, préparé depuis juillet 2017 par l'UA et soutenu par les principaux partenaires de Bangui, se voulait plus ambitieux que les précédents.

A la table des négociations se trouvaient en effet les principaux chefs de groupes armés ainsi qu'une importante délégation gouvernementale.

- Patrouilles mixtes -

Outre l'amnistie, les groupes armés exigeaient, selon un document obtenu par l'AFP, "la dissolution du gouvernement et la formation d'un gouvernement de sortie de crise" dont le Premier ministre serait issu de leurs rangs.

Ils réclamaient aussi la mise en place de patrouilles mixtes avec les Forces armées centrafricaines (Faca) pour sécuriser le territoire qui est en grande partie placé sous leur coupe.

L'initiative de paix de Khartoum n'a pas mis fin à toutes les violences sur le terrain.

Depuis le 24 janvier, début du dialogue, un important groupe armé, l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a mené plusieurs attaques dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre du pays.

Avec AFP

Pourparlers de paix à Khartoum

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Suspension des pourparlers de paix en raison de désaccords

Une maison brûlée lors des attaques à Alindao, Centrafrique, le 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Les pourparlers de paix à Khartoum entre les groupes armés contrôlant la plus grande partie de la Centrafrique et le gouvernement de Bangui ont été suspendus jeudi à cause de désaccords, notamment sur la question de l'amnistie, a annoncé vendredi une source gouvernementale à l'AFP.

"Il y a eu une suspension des négociations car les parties voulaient se concerter et s'accorder entre elles sur les questions relatives à l'amnistie, qui ne devait pas faire partie du cadre des discussions, et sur la question de partage du pouvoir", selon cette source.

"Dans toute négociation, il y a des moments où les parties ne s'accordent pas forcément sur tout, y compris sur des détails", a-t-elle ajouté.

Sous la pression de ses partenaires occidentaux, Bangui a toujours refusé une amnistie des chefs de guerre dont plusieurs sont sous sanctions onusiennes ou cités pour violations des droits de l'homme dans des rapports d'ONG.

Débutées le 24 janvier à Khartoum, au Soudan, ces négociations sous égide de l'Union africaine (UA) doivent aboutir à un accord et à la mise en place d'un comité de suivi, pour tenter de ramener la paix en Centrafrique, un pays de 4,5 millions d'habitants ravagé par la guerre depuis 2012.

Ce face-à-face, inédit pour la Centrafrique, a réuni une importante délégation banguissoise, emmenée par le directeur de cabinet du président Faustin-Archange Touadéra, Firmin Ngrebada, pour dialoguer avec les principaux chefs de groupes armés opérant en RCA.

Sont notamment présents les anciens généraux de la Séléka, l'ex-coalition qui avait pris Bangui en 2013: Ali Darassa, chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Noureddine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

Manifestation contre l'embargo de l'ONU sur la livraison d'armes
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L'initiative de paix de Khartoum n'a pas mis fin à toutes les violences sur le terrain. Depuis le 24 janvier, l'UPC a mené plusieurs attaques dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre du pays.

Les négociations pourraient durer "deux à trois semaines", selon les autorités soudanaises.

Sept accords de paix ont déjà été signés depuis le début de la crise centrafricaine, fin 2012, sans qu'aucun n'arrive à ramener la stabilité.

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