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Centrafrique

La situation humanitaire se détériore dans l'est de la RCA

La mairie d’Alindao, à 400 km au sud-est de Bangui, Centrafrique, 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

La situation humanitaire se détériore de plus en plus à Bakouma dans l'est de la Centrafrique. Cette localité minière occupée depuis quelques jours par des rebelles du FPRC et de l'UPC s'est complètement vidée de ses habitants. Les autorités locales appellent Bangui à l'aide.

Depuis le 31 décembre dernier, la ville minière de Bakouma est passée sous le contrôle des hommes du FPRC de Nourradine Adam et de l'UPC du chef de guerre nigérien Ali Darassa.

Plus d'une dizaine de personnes ont été tuées pendant la prise de la ville alors que des milliers d'autres ont fui en brousse et vers Bangassou à 130 kilomètres de là.

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Ces hommes armés, hostiles à toute négociation avec les autorités, assurent avoir investi Bakouma pour combattre des hommes de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), une rébellion ougandaise quasi inopérationnelle depuis plusieurs mois dans cette zone. L'affirmation a été rejetée en bloc par plusieurs sources locales contactées par VOA Afrique.

Sur le terrain, la situation humanitaire est catastrophique dans cette ville riche en uranium, car de nombreuses personnes, parmi lesquelles des enfants, continuent de fuir en brousse pour tenter de gagner Bangassou à pieds. La Préfète du Mbomou Pierrette Benguere appelle à l'aide.

A Bangui, l'organisation de la société civile SCRCA monte au créneau et engage le gouvernement à prendre ses responsabilités, comme l'a expliqué à VOA Afrique Solange Touabena, sa coordonnatrice.

Le gouvernement n'a pas encore officiellement réagi à cette agression alors qu'il est dans la droite ligne d'un dialogue avec les groupes armés sous la bannière de l'Union Africaine.

Des FACA et des casques bleus de la Minusca sont positionnés à 11 kilomètres de Bakouma pour empêcher toute progression de ces hommes lourdement armés vers Bangassou.

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Combats entre l'armée et des groupes armés dans le Sud-Est

Les FACA en entrainement à Bangui, en Centrafrique, le 17 août 2018. (VOA/Freeman Sipila)

Des combats opposent des groupes armés et l'armée depuis lundi à Bakouma, ville minière du sud-est de la Centrafrique aux importants gisements d'uranium, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Les affrontements mettent aux prises deux groupes armés issus de l'ex-Séléka - la coalition qui avait pris Bangui en 2013-, des miliciens antibalaka (anti-machettes), et l'armée centrafricaine (Faca).

"On a dégagé les Faca qui sont au niveau de Bakouma", a affirmé à l'AFP un membre de l'état-major du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le principal groupe armé issu de l'ex-Séléka.

Des hommes du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l'ex-Séléka) ont combattu aux côtés du FPRC, selon la même source. Le FPRC et l'UPC étaient toujours présents dans Bakouma samedi, selon des sources concordantes.

L'accès à l'information dans cette zone est compliquée, sans réseau téléphonique. Bakouma est située à une centaine de km de Bangassou, le chef-lieu de la préfecture du Mbomou.

"Le FPRC a indiqué (...) ses intensions d'établir une base permanente à Bangassou pour nettoyer la zone des éléments antibalaka et des Faca, après avoir affirmé qu'ils harcelaient la population locale", a indiqué un rapport interne de l'ONU obtenu par l'AFP.

Des Casques bleus ont été déployés aux côtés des Faca, a indiqué l'ONU.

Au moins une dizaine de personnes ont été tuées dans les combats à Bakouma, selon plusieurs notables de Bangassou à l'AFP, souhaitant rester anonymes. Il était impossible de confirmer ce bilan de source indépendante samedi.

"Nous avons alerté les autorités de Bangui pour éviter l'attaque de Bakouma. Aucune autorité n'a prêté attention à nos messages. C'est toute une ville qui est abandonnée à l'ennemi", a déclaré à l'AFP Gabin Dieudonné Mbolifouefele, député de Bakouma.

"Les civils se font masscrer à seulement 110 km de Bangassou", a indiqué Jean-Marie Kognilo, enseignant de Bangassou.

La zone autour de Bangassou est fréquemment théâtre de violents conflits entre les groupes armés qui veulent la contrôler. Depuis 2017, la ville est sous la coupe de milices antibalaka.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, y était venu fin 2017, fustigeant des groupes armés "criminels" qui veulent faire du pays "un enfer".

Ces groupes armés, qui contrôlent en Centrafrique la majorité du territoire, combattent pour le contrôle des ressources et d'une influence locale dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

Des rebelles achètent des armes de trafiquants soudanais

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Les voeux des Centrafricains pour 2019

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