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Le président Kaboré réorganise son armée

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Nouvelles accusations graves contre l’armée burkinabè

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Deux civils tués dans une "attaque terroriste" contre une gendarmerie

Des éléments des forces de sécurité burkinabè, près du corps d'un djihadiste présumé abattu à Ouagadougou, le 22 mai 2018.

Deux civils ont été tués jeudi dans une "attaque terroriste" contre une brigade de gendarmerie à Kongoussi, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé l'état-major général des armées dans un communiqué.

Cette nouvelle attaque, la troisième de la semaine, survient deux jours après le sommet du G5 Sahel à Ouagadougou, où les chefs d'Etat de ce groupe avaient plaidé pour une aide accrue des Nations unies en vue de lutter contre les groupes djihadistes.

"La brigade territoriale de gendarmerie de Kongoussi (localité située à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou, dans la province du Bam) a été la cible d'une attaque terroriste", au cours de laquelle les assaillants ont "tenté sans succès de libérer l'un des leurs", a déclaré le porte-parole de l'armée, le colonel Lamoussa Fofana.

"Dans leur folie meurtrière, les assaillants ont abattu deux civils qui étaient de passage dans les environs", selon lui.

La personne que les assaillants ont tenté de libérer avait participé à l'attaque contre la brigade territoriale de Bourzanga, le 6 novembre 2017, a-t-il expliqué.

Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, qui se sont étendues à plusieurs provinces et à la capitale, obligeant les autorités à décréter l'état d'urgence dans six des treize régions de ce pays pauvre sahélien.

Le bilan de ces attaques s'élève à plus de 300 morts en quatre ans.

Mardi, cinq gendarmes burkinabè ont été tués dans une attaque contre un détachement militaire à Oursi (nord), le jour même du sommet du G5 Sahel.

Lundi, 14 civils ont été tués dans le nord du Burkina à Kain, une localité située dans la province du Yatenta, frontalière du Mali, dans l'une des plus graves attaques enregistrées dans ce pays.

Les forces de l'ordre burkinabè semblent incapables d'enrayer la spirale des violences, bien qu'elles assurent régulièrement procéder à des opérations contre les groupes djihadistes.

Avec AFP

Le G5 Sahel face à de nouveaux défis sécuritaires

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Les pays du G5 Sahel veulent plus de coopération avec l'ONU

Un soldat de l'armée malienne monte la garde devant le poste de commandement du G5 Sahel à Sévaré, Mali, le 30 mai 2018.

Les chefs d'Etat du G5 Sahel réunis pour un sommet mardi à Ouagadougou ont répété leur "préoccupation" face aux attaques jihadistes et redemandé un effort, notamment financier, des Nations unies, lors de leur déclaration finale.

"Les chefs d'État plaident en la faveur d'une coopération plus étroite entre le G5 Sahel et les Nations unies et réitèrent" leur demande de placement de "la force conjointe du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la charte des Nations unies".

Le chapitre 7 autorise le recours à la force mais prévoit aussi des mesures si un "État se trouve en présence de difficultés économiques particulières", alors que les cinq pays membres du G5 (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) font partie des plus pauvres au monde.

Mahamadou Issoufou, président du Niger, président sortant du G5 Sahel, a souligné lors d'un point presse qu'il fallait "travailler", pour rechercher "un mécanisme pérenne de financement de cette force", citant lui aussi le Chapitre 7.

Pour lui, le G5 a "réaffirmé sa détermination et sa volonté à poursuivre le combat contre le terrorisme sur toutes ses formes: sur le plan militaire, économique parce c'est sur le terreau de la pauvreté que prospère le terrorisme et aussi sur le plan idéologique sur l'ensemble de l'espace du G5 Sahel".

Dans leur communiqué, les chefs d'Etat soulignent que la force militaire ne peut être la solution unique face à la menace jihadiste, et "appellent la communauté internationale" à "soutenir les efforts du G5 Sahel" dans "la sécurisation", mais aussi "le développement de son espace".

Les chefs d'Etat se sont également montrés inquiets "face à la recrudescence des conflits intercommunautaires dans certains pays". Les Peuls sont ainsi souvent accusés par des communautés locales d'être les complices des groupes jihadistes. Ces tensions, sur fonds de difficultés économiques, ont fait des dizaines de morts, au Mali et au Burkina notamment.

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