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"Malgré les intimidations, elles sont allées jusqu'au bout", Azata Soro, actrice burkinabè

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Le SACCOL expose des objets d'époque à Ouagadougou

Les appareils d'époques au SACCOL, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 6 mars 2019. (VOA/Issa Napon)

Le Salon des Curiosités des Conservations et des collections (SACCOL) veut raviver la mémoire contemporaine et inspirer la jeune génération. Cette exposition d’objets d’époque qui se tient dans le cadre du centenaire de la création de la colonie de Haute Volta en 1919, se veut un arrêt de réflexion et d’éducation de la jeunesse sur son histoire et sa culture.

Des archives, des outils, des spécimens de véhicules et vêtements datant des années d’indépendance, des armes de guerre de l’époque de la colonisation, sont entre autres, l’attraction de ce 5e SACCOL.

Jean-Roger Kisito, commissaire adjoint du salon, explique: "nous sommes vraiment satisfaits parce que ce ne sont pas uniquement les personnes âgées qui sont venues, nous avons reçu différents établissements parmi lesquels (...) le PMK, ainsi que le lycée de la jeunesse et d’autres établissements de la place qui ont fait venir des enfants pour visiter, également (les) responsables politiques d’autres personnalités qui ont bien voulu faire le déplacement pour nous encourager et puis nous promettre selon les moyens qu’ils ont, de nous permettre de faire le tour du Burkina".

Entre les archives, les tenues vestimentaires, les machines utilitaires des années 50 à 80, trônaient des électrophones et tourne-disques d’une autre époque, qu’un des visiteurs du jour revoit avec beaucoup d’émotions.

"J’ai vu l’électrophone où on pouvait encore mettre des disques, ça a réveillé des souvenirs il y quinze, vingt ans surtout avec George Ouédraogo, tous ces anciens artistes que j’ai eu à produire sur disques, amadou Balake Salembere Joseph il fallait emprunter à la radio rurale des Nagra", explique Moussa Joseph Ouédraogo.

Dehors les voitures de collections datant pour certains de 60 ans défient le soleil et le vent dans la cour du musée national. Le promoteur y a exprimé sa satisfaction de contribuer à l’éducation des jeunes et à rehausser l’histoire du pays des hommes intègres.

L’expert culturel, Boureima Djiga souligne que "depuis 2011 nous nous battons pour aussi créer et renforcer un partenariat entre les collectionneurs et les institutions spécialisées que sont les musées afin que ceux qui veulent protéger leurs biens puissent les confier à ces musées, donc nous jouons un rôle de facilitateur et puis pour la jeunesse, qu’elle soit scolaire (ou) estudiantine, c’est l’occasion (pour eux de) voir tout ce qu’ils apprennent à l’école ou dans les universités".

Les décrets officiels de l’administration coloniale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) sur les soubresauts de la colonie de haute volta figurent en bonne place dans ce salon.

Après Ouagadougou, cette exposition se tiendra dans plusieurs autres villes de l’intérieur comme Bobo-Dioulasso, Dédougou et Tenkodogo.

Femmes et Etalon d'or de Yennenga

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La statue ratée de Thomas Sankara

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Le général Bassolé évacué en Tunisie pour des soins

Djibrill Bassolé à l'ONU le 28 septembre 2012. (AP Photo/Jason DeCrow)

Le général Djibrill Bassolé, jugé pour le coup d'Etat manqué de 2015 au Burkina Faso, a été évacué en Tunisie pour des "raisons sanitaires", a annoncé jeudi le gouvernement burkinabè.

Accusé d'être l'un des cerveaux du putsch du 16 septembre 2015, qui avait 14 morts et 270 blessés, l'ancien chef de la diplomatie burkinabè, 62 ans, bénéficiait depuis plusieurs mois d'une liberté provisoire en résidence surveillée.

Lors de sa première comparution en décembre 2018 au procès des auteurs du putsch, il était apparu affaibli, demandant à rester assis sur une chaise face au tribunal.

"Le général Djibril Bassolé a été évacué mercredi en Tunisie pour des raisons sanitaires", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, également ministre de la Communication.

M. Dandjinou a souligné "la volonté du gouvernement de veiller au respect du droit des personnes accusées", "afin que chaque accusé puisse répondre de ses actes et de participer ainsi à la pleine et entière manifestation de la vérité".

"Le général Bassolé a quitté Ouagadougou hier (mercredi) soir à bord d'un vol spécial vers Tunis", a confirmé à l'AFP un membre de sa famille, expliquant qu'il avait "subi une intervention chirurgicale" et était depuis hospitalisé sur place.

M. Bassolé est poursuivi pour "trahison, complicité d'attentat à la sûreté de l'État, meurtres, coups et blessures".

Il avait plaidé non coupable lors de sa comparution devant le tribunal militaire de Ouagadougou, en décembre 2018. Il risque la prison à perpétuité.

M. Bassolé est poursuivi sur la base de l'enregistrement d'une conversation téléphonique qu'il aurait eue avec le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du 16 septembre 2015.

M. Bassolé était l'un des piliers du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, chassé en octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

Le 16 septembre 2015, des soldats du régiment de sécurité présidentielle, l'ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après sa chute.

Au total 84 accusés sont jugés dans ce procès marathon qui a débuté il y a un an, dont un autre général, Gilbert Diendéré, ancien chef d'état-major particulier de Blaise Compaoré, considéré comme le principal artisan du pustch.

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