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Le rôle des anciens missionnaires blancs au centre du documentaire Le cimetière des éléphants au Fespaco

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Apolline Traoré présente son nouveau film 'Desrances' au Fespaco

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Au Fespaco, un documentaire revient sur la colonisation

Eleonore Yameogo, réalisatrice, au Fespaco 2019, au Burkina Faso, le 26 février 2019. (VOA/Lamine Traoré)

"Le cimetière des éléphants", le documentaire de la réalisatrice burkinabè Eleonore Yameogo diffusé à Ouagadougou au Fespaco 2019 parle des anciens missionnaires, "les pères blancs" en Afrique, et leurs rôles dans la colonisation de l’Afrique.

Dans l’univers clos d’une maison de retraite en France, le quotidien de quelques anciens missionnaires, les pères blancs qui ont foulé le sol africain bien avant les indépendances, pour l’évangélisation.

C’est justement ce lieu de repos qui est ironiquement appelé par les riverains "Le cimetière des éléphants", où vit une trentaine de pensionnaires dont même le père François de Gaulle, neveu du général de Gaulle.

Affiche du film diffusé au Fespaco 2019, au Burkina Faso, le 26 février 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Affiche du film diffusé au Fespaco 2019, au Burkina Faso, le 26 février 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Ces pères blancs racontent dans le documentaire de 52 mn leurs tumultueuses vies africaines, évoquent leur mission et leur place dans l’histoire de la colonisation.

Ce sont les derniers éléphants et la réalisatrice essaie de recueillir leurs souvenirs.

"Leurs souvenirs, ce sont tous ces bons moments qu’ils ont partagés avec les populations, les burkinabè surtout et ce qu’ils ont pu apporter en Afrique", explique la réalisatrice Eleonore Yameogo.

Elle poursuit : "Le film pose beaucoup de questions notamment leur place dans l’histoire de la colonisation de l’Afrique, des indépendances. Ils se défendent. Ils disent qu’ils n’ont pas été des protagonistes responsables de la colonisation de l’Afrique. Mais un historien qui est un peu l’antagoniste du film apporte d’autres éclairages et montre qu’il y a eu des relations entre les missionnaires et la colonisation".

Père Maurice Oufaye est arrivé au Burkina Faso il y a 54 ans. Il y vit toujours et intervient dans le documentaire. Les relations entre les colons et les missionnaires n’étaient pas aussi faciles que cela.

"Si on regarde au Burkina et notamment les régions que j’ai fait, c’était très conflictuel entre la colonisation et la mission", rappelle-t-il.

Le cimetière des éléphants d'Eléonore Yaméogo en compétition au Fespaco
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Père Maurice Oufaye surnommé au Burkina le « Teeng Biiga », l’enfant du pays explique: "je suis arrivé au Burkina d’abord comme coopérant, en 1965 à Nouna (Ouest). Si on prend l’ensemble des missionnaires, nous sommes partis en même temps que les colons en Afrique".

Des cinéphiles sont séduits après avoir vu le film.

"L’œuvre des pères blancs est immense et les montrer à la fin de leurs vies, reclus dans une maison de retraite c’est quelque chose d’important. Nous devons tous leur rendre hommage au-delà des débats qu’on peut avoir sur leur lien avec la colonisation", a déclaré Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères.

"J’ai été très impressionnée par ce documentaire parce que c’est un sujet sensible. Les missions en Afrique ont été souvent assimilées à la colonisation qui est un peu une image péjorative. Avec ce film on a pu comprendre d’autres choses qu’on ne comprenait pas en voyant ces missionnaires", a confié Adjaratou Kadiogo, une cinéphile.

Un film fait pour aller à la rencontre des Africains et des Français, car pour la réalisatrice, l’évangélisation est une histoire commune qui lie les deux mondes.

Tourné entre la France et le Burkina, "Le cimetière des éléphants" est en compétition dans la catégorie film documentaire. Tout le budget du film n’a pas été bouclé. Il tourne autour de 100 millions de FCFA soit à peu près 200 000 dollars.

Souleymane Cissé, double Etalon d’or au Fespaco

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Un policier burkinabè blessé lors d'une double attaque dans le Centre-Nord

Des éléments forces de sécurité burkinabè se tiennent près du corps d'un suspect jihadiste abattu à Ouagadougou, le 22 mai 2018.

Un policier burkinabè a été blessé dans l'attaque du commissariat de Pissila, localité située à 130km au nord de Ouagadougou, où un poste de gendarmerie a également été attaqué dans la nuit de lundi à mardi.

"Des individus armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi, le commissariat de police de Pissila. Un policier a été blessé et le poste incendié", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.

"Le poste de gendarmerie de Ouanobia, non loin de Pissila, a également été attaqué dans la même nuit, subissant également d'énormes dégâts", a ajouté la même source.

Cette attaque a engendré la fermeture spontanée des établissements scolaires de Pissila, ont indiqué à l'AFP des habitants.

"Nous invitons les acteurs de l'enseignement à reprendre les cours et à ne pas céder à la peur et à la panique parce que (...) la situation est maîtrisée", a lancé la gouverneur de la région du Centre nord, Nandy Somé.

"Il y a un bon déploiement de la sécurité pour assurer la protection des biens et des personnes et leurs permettre de vaquer sereinement à leur occupation", a-t-elle assuré.

Le Burkina Faso, pays sahélien pauvre, est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières attribuées à des groupes jihadistes.

D’abord concentrées dans le nord du pays, elles ont ensuite frappé la capitale et d’autres régions, notamment l’est.

Attribuées principalement au groupe Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ces attaques ont fait depuis 2015 plus de 300 morts, selon un comptage de l’AFP.

Des exercices de simulation d'attaques terroristes ont débuté lundi sur différents "sites sensibles" à Ouagadougou, où se tient le plus grand festival de cinéma africain, le Fespaco.

La semaine dernière, une trentaine de "terroristes" ont été tués lors d’une opération terrestre et aérienne menée contre des groupes jihadistes dans l’est du Burkina Faso, selon l'état-major général des armées.

Début février, en riposte à une attaque qui avait tué 14 civils dans le nord, l’armée avait mené des raids terrestres et aériens dans trois provinces du Nord, où elle a affirmé avoir tué 146 jihadistes.

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