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Une faction de l'ex-coalition rebelle de la Seleka "ne se reconnaît pas" dans l'accord signé à Brazzaville.


Des habitants de Bangui

Des habitants de Bangui

En République Centrafricaine une très difficile marche vers la paix.

Le général Joseph Zoundéko, chef militaire de l’ex-Seleka, a affirmé à la Voix de l'Amérique que l'état-major "ne se reconnaît pas dans l'accord" de cessez-le-feu signé à Brazzaville. Cet accord avait été paraphé le 23 juillet par l’ex-Seleka, à dominante musulmane, les milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes et par des représentants politiques, religieux, et civils centrafricains. La délégation de l’ex-Seleka avait été conduite par le général Mohamed Moussa Dhaffane.

Cet accord a été arraché in extremis car les représentants de l’ex-Seleka s'étaient d'abord retirés en exigeant une partition du pays. Pour le général Zoundéko, "personne n'a été mandaté pour apposer une signature et tout acte posé n'engage que ses auteurs". Cependant le général Zoundeco se dit disposé au dialogue.

Désigné comme chef d'état-major de l’ex-Seleka en mai dernier, le général Zoundéko est installé depuis mai, avec son équipe à Bambari dans le centre du pays. Cette ville a été le théâtre de plusieurs affrontements qui ont fait plus d'une centaine de morts et des milliers de déplacés.

Premier accord signé après huit mois de violences intercommunautaires, il a obtenu grâce à la forte implication du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Depuis sa signature il suscitait beaucoup de doutes sur ses chances de succès. Rien que cette semaine au moins 22 personnes ont été tuées dans des combats à Batangafo au Nord de Bangui

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