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Zimbabwe : trois journalistes au tribunal pour avoir dénoncé la police d'avoir empoisonné des éléphants


Une carcasse d’un éléphant mort après avoir bu de l’eau empoisonnée git près d’un puit dans le parc national d’Hwange, à près de 840 km à l’est d’Harare, 27 septembre 2015. REUTERS/Philimon Bulawayo

Une carcasse d’un éléphant mort après avoir bu de l’eau empoisonnée git près d’un puit dans le parc national d’Hwange, à près de 840 km à l’est d’Harare, 27 septembre 2015. REUTERS/Philimon Bulawayo

Les trois journalistes ont comparu mercredi devant un tribunal de Harare.

Arrivés menottés au tribunal, le rédacteur en chef du Sunday Mail, Mabasa Sasa, son responsable des enquêtes Brian Chitemba et un reporter du journal, Tinashe Farawo, ont été libérés contre une caution de 100 dollars chacun.

Ils avaient été arrêtés lundi et inculpés pour "publication de fausses nouvelles", après avoir mis en cause des policiers et des responsables de parcs nationaux dans l'empoisonnement d'au moins 60 éléphants.

Le juge Tendai Mahwe a déclaré qu’ils ont l'obligation de pointer au commissariat de police une fois par semaine et "de ne pas interférer avec les témoins.

Les trois journalistes risquent en théorie jusqu'à 20 ans de prison.

Le Sunday Mail avait affirmé dimanche qu'un policier de haut rang ainsi que plusieurs de ses hommes faisaient l'objet d'une enquête, de même que plusieurs officiers des parcs nationaux et un homme d'affaires asiatique, pour l'empoisonnement d'au moins 60 éléphants au total dans plusieurs incidents.

La police a vigoureusement démenti toute implication dans cette affaire.

Loughty Dube, directeur de l'organisation non gouvernementale Voluntary Media Council of Zimbabwe (Conseil bénévole des médias du Zimbabwe), avait dénoncé mardi ces arrestations.

"C'est barbare dans une démocratie. C'est une violation de la Constitution, qui garantit la liberté d'expression", avait-il dit à l'AFP.

Avec AFP

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