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Zimbabwe : la vice-présidente écartée de l’organe suprême de la ZANU-PF


La vice-présidente du Zimbabwe, Joice Mujuru (à droite), le Premier ministre Morgan Tsvangirai (centre) et le député Nelson Chamisa

La vice-présidente du Zimbabwe, Joice Mujuru (à droite), le Premier ministre Morgan Tsvangirai (centre) et le député Nelson Chamisa

Joice Mujuru avait les faveurs de Robert Mugabe, mais tout a changé depuis l’entrée en scène de la Première Dame Grace Mugabe.

Au Zimbabwe, la vice-présidente Joice Mujuru a été écartée de l’organe suprême de la ZANU-PF, le parti du président Robert Mugabe. Une décision qui compromet les chances de Mme Mujuru de succéder au chef de l’Etat, âgé de 90 ans.

L’affaire fait couler beaucoup d’encre dans les médias d'Etat zimbabwéens dont The Herald. Ce quotidien publie en ligne, mercredi 26 novembre 2014, une série d’articles attaquant la vice-présidente Mujuru, l’accusant notamment d’ourdir un complot pour assassiner Robert Mugabe, à une semaine du congrès de la ZANU-PF.

Selon le journal, c’est la branche du parti dans le Mashonaland, la province natale de Mme Mujuru, qui a sanctionné la vice-présidente, en annonçant ce mercredi le rejet de sa candidature pour un siège au comité central, l’instance dirigeante de la ZANU-PF. Plusieurs alliés de Mme Mujuru, y compris des ministres, ont également été exclus.

Interrogé par Reuters, Wonder Mashange, le président par intérim du comité exécutif provincial, a déclaré que les représentants du parti dans le Mashonaland voulaient se dissocier complètement des personnes qui, d’après lui, s’activaient à destituer le président Mugabe. Ce qu’a nié Mme Mujuru.

Agée de 59 ans, la vice-présidente avait les faveurs de Robert Mugabe, qui la considérait comme pouvant un jour prendre la relève. Mais tout a changé depuis l’entrée en scène de Grace Mugabe, l'épouse du président, qui a accusé Mme Mujuru de détournement d’argent et de tentatives d’imploser le parti. La Première Dame s’est plutôt rangée dans le camp d'Emmerson Mangagwa, le ministre de la Justice qui, lui également, a des visées sur l’après-Mugabe.

Le sort de Mme Mujuru est désormais entre les mains du président qui est autorisé, en vertu de la constitution de la ZANU-PF, à nommer 10 personnes au comité central.

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