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Zimbabwe : la commission des droits humains, inquiète de la disparition d’un opposant


Robert Mugabe, président du Zimbabwe (AP Photo/Shiraaz Mohamed)

Robert Mugabe, président du Zimbabwe (AP Photo/Shiraaz Mohamed)

La Commission des droits humains du Zimbabwe (ZHRC) a dénoncé mercredi la disparition d’un opposant, Itai Dzamara, depuis près de 4 mois.

Elasto Mugwadi, le patron de la ZHRC, a fait un plaidoyer devant une commission parlementaire, dénonçant l’enlèvement de l’ancien journaliste Itai Dzamara le 8 mars dernier à la sortie d'un salon de coiffure, quelques jours après avoir tenu un discours lors d'un meeting de l'opposition.

"La disparition d'une personne, sans explications, dans un pays aussi sécurisé que le nôtre, ne doit pas plaire à la communauté internationale", a affirmé M. Mugwadi.

La disparition de Dzamara avait suscité des réactions des États-Unis et de l'Union Européenne notamment, qui avaient demandé aux autorités de mener une enquête approfondie.

M. Mugwadi a dit avoir reçu des pétitions de la communauté internationale par milliers, et il a demandé à la police de "renforcer ses recherches".

M. Mugwadi a également appelé le gouvernement zimbabwéen à "ratifier" et "s'approprier" les traités internationaux sur les droits humains, et particulièrement les conventions contre la torture et les disparitions forcées.

Itai Dzamara avait organisé l'année dernière des rassemblements de protestation sur la principale place d'Harare, la capitale, demandant la démission du président Mugabe, qu'il accusait de détruire le Zimbabwe.

Robert Mugabe, qui a eu 91 ans le mois dernier, dirige le Zimbabwe depuis le coup d'État qui l'a amené au pouvoir en 1980.

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