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Zimbabwe: forte présence policière dans les rues après un appel à la contestation


Un policier anti-émeute regarde un manifestant tenant des fleurs dans ses mains pour symboliser la paix à Harare, Zimbabwe, le 17 août 2016.

Un policier anti-émeute regarde un manifestant tenant des fleurs dans ses mains pour symboliser la paix à Harare, Zimbabwe, le 17 août 2016.

La police anti-émeute patrouillait mercredi dans les rues des principales villes du Zimbabwe après l'appel à plusieurs mouvements de contestation lancés par des groupes d'opposants au président Robert Mugabe, signe de la tension qui règne dans ce pays secoué depuis plusieurs semaines par des manifestations.

Les camions de la police anti-émeute sillonnaient mercredi matin le centre ville de la capitale Harare où l'appel à la grève du mouvement #Tajamuka (Nous sommes agités) était assez peu respecté, selon un correspondant de l'AFP.

A Bulawayo (sud), la deuxième ville du pays et bastion de l'opposition, la police a déployé des canons à eau à l'endroit d'une manifestation prévue par un autre mouvement de contestation anti-Mugabe, "Bulawayo Youth Arise" (La Jeunesse de Bulawayo se lève).

Selon le porte-parole du groupe #Tajamuka, Hardlife Mudzingwa, la protestation ne cessera pas tant que Robert Mugabe n'aura pas quitté le pouvoir.

"Nous espérions que Mugabe soit raisonnable et accepte l'ultimatum qu'on lui avait donné de démissionner avant le 31 août. Mais maintenant que nous voyons qu'il agit de manière absurde, nous allons passer à l'action", a-t-il prévenu sans plus de précisions.

"Nous pensons qu'il ne sera plus au pouvoir d'ici décembre", a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs semaines, le Zimbabwe connaît un mouvement de contestation anti-Mugabe d'une rare ampleur, qui résiste à la répression du régime.

Les manifestants, principalement issus de la société civile, réclament le départ du président, au pouvoir depuis 1980, qu'ils accusent notamment d'être à l'origine de la faillite économique du Zimbabwe.

Mais pour l'heure, le gouvernement ne montre pas de signes de faiblesse et déploie la police à chaque rassemblement.

"Je prédis que ça va certainement finir en bain de sang. Ce régime va réagir de manière de plus en plus barbare", a estimé Patson Dzamara, un des leaders de la contestation, interrogé par l'AFP.

La semaine dernière, la police a arrêté quelque 70 personnes dont le leader de #Tajamuka, Promise Mkwananzi, lors de manifestations pour réclamer une réforme du code électoral.

Avec AFP

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