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Zika: les femmes contaminées peuvent continuer à allaiter, selon l'OMS


Photo d'archives: Severina Raimunda porte dans ses bras sa petite-fille Melisa Vitoria, à gauche, qui est née avec une microcéphalie et le frère jumeau de celle-ci, Edison junior, à Recife, au Brésil, 3 février 2016.
Photo d'archives: Severina Raimunda porte dans ses bras sa petite-fille Melisa Vitoria, à gauche, qui est née avec une microcéphalie et le frère jumeau de celle-ci, Edison junior, à Recife, au Brésil, 3 février 2016.

Les femmes atteintes du virus Zika peuvent continuer à allaiter leur bébé, rien ne prouvant un risque de transmission, a déclaré l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), jugeant le bénéfice supérieur au risque.

"Au vu des preuves existantes, les bénéfices de l'allaitement maternel pour l'enfant et la mère surpassent tout risque de transmission du virus Zika à travers le lait maternel", a conclu l'OMS dans des recommandations adressées aux autorités des pays touchés par l'épidémie.

Le virus Zika, transmis par le moustique tigre, est suspecté de provoquer la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne, néfaste au développement intellectuel) chez les nouveaux-nés et le syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique qui peut entrainer une paralysie irréversible ou la mort.

L'OMS a rappelé que le virus a été détecté dans le lait maternel de deux mères contaminées. "Mais il n'y a actuellement aucune preuve d'une transmission de Zika à des enfants à travers l'allaitement maternel", a souligné l'organisation.

Elle estime qu'il faudra probablement des mois avant d'établir avec certitude un lien direct entre Zika et les microcéphalies ou le syndrome de Guillain-Barré.

L'épidémie de Zika, qui se développe surtout en Amérique latine, "pourrait empirer avant de s'améliorer", a averti mercredi à Rio de Janeiro la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan.

Le Brésil compte déjà plus d'un million et demi de cas depuis 2015, et l'OMS s'attend à une propagation "explosive" dans les Amériques, avec 3 à 4 millions de cas cette année.

Il n'existe pour l'instant aucun vaccin, ni traitement contre ce virus, mais deux vaccins semblent prometteurs: l'un est développé par l'Institut national de la santé américain et l'autre par le laboratoire indien Bharat Biotech.

Avec AFP

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