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Zambie: le pouvoir promet un gouvrenement d’union nationale en cas de victoire à la présidentielle


Le ministre de la Défense zambienne, Edgar Lungu est candidat du Front patriotique, parti au pouvoir, à l'élection présidentielle prévue mardi 20 javnier 2014.

Le ministre de la Défense zambienne, Edgar Lungu est candidat du Front patriotique, parti au pouvoir, à l'élection présidentielle prévue mardi 20 javnier 2014.

Le parti au pouvoir en Zambie depuis 2011 formera un gouvernement d'union nationale incluant des membres de l'opposition s'il gagne l'élection présidentielle organisée mardi, a déclaré son candidat Edgar Lungu mercredi.

Faisant campagne sous le slogan "Une Zambie, une nation", "je veux former un gouvernement qui ratissera très large", a déclaré à l'AFP M. Lungu, actuel ministre de la Défense, avec bien sûr des membres du Front patriotique (PF) au pouvoir, mais aussi des membres de l'opposition et ceux du Front patriotique qui se sont "férocement" opposé à sa candidature.

La présidentielle est prévue le 20 janvier pour élire le successeur du président Michael Sata, mort le 28 octobre. Les Zambiens voteront à nouveau en 2016 pour la présidentielle et les législatives.

Le parti au pouvoir, le Front patriotique, s'est déchiré depuis la mort de Sata entre deux camps, avant de trouver une entente avant Noël.

"Je vais inviter certains de mes collègues (...) Nous allons discuter avec ceux qui ont quitté le parti et ceux des autres partis", a ajouté M. Lungu par téléphone. "Si vous êtes Zambiens, si vous êtes disposés, quelle que soit votre origine, votre affiliation politique, si je peux vous utiliser pour améliorer le pays, je vous utiliserai", a-t-il dit.

M. Lungu, 58 ans, est le possible vainqueur d'un scrutin qui s'annonce serré mais, peu connu - il s'est lui-même défini comme "un Zambien ordinaire d'humble origine" -, il aura du mal à atteindre la même popularité que M. Sata.

"Edgar Lungu manque de charisme", souligne Neo Simutanyi, analyste politique, d'autant que la crise interne au Front patriotique a limité sa capacité à mener une campagne aggressive.

La bataille pour la présidence se jouera entre lui et l'homme d'affaires Hakainde Hichilema (Parti uni pour le développement national, UPND), politicien connu mais déjà battu trois fois à la présidentielle.

L'ancien parti au pouvoir, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), présentera un candidat aux chances de victoires faibles: l'ex-président Rupiah Banda, battu en 2011, a vu récemment sa candidature invalidée par la Cour suprême pour des raisons de procédure.

Guy Scott assure l'intérim présidentiel depuis la mort de Michael Sata. D'ascendance écossaise, il ne peut concourir lui-même au scrutin, ses parents n'étant pas nés dans le pays. Il est aujourd'hui le premier chef d'Etat blanc d'Afrique subsaharienne depuis 20 ans.

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