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Zambie : l’opposant Michael Sata investi à la présidence


Michael Sata devant un centre de tabulation à Lusaka (archives)

Michael Sata devant un centre de tabulation à Lusaka (archives)

Le leader du Front patriotique a prêté le serment d’usage après l’annonce par la Commission électorale, vers minuit (heure locale) qu’il avait battu le président sortant Rupiah Banda par une marge de 7%.

Le doyen de l’opposition en Zambie, Michael Sata, a été investi vendredi président, succédant à Rupiah Banda qu’il a battu à l’élection du mardi, 20 septembre. L’installation de M. Sata à la suprême magistrature en Zambie marque seulement la deuxième transition démocratique dans ce pays depuis son indépendance de la Grande Bretagne, en 1964.

La Commission électorale de la Zambie a proclamé le résultat final peu après minuit, heure locale, disant que le leader vétéran du Front patriotique, âgé de 74 ans, a remporté 43% des voix, contre 36% pour M. Banda.

Dans une conférence de presse émouvante, le président Banda a reconnu sa défaite en disant : « le peuple de Zambie s’est exprimé et nous devons l’écouter ». M. Banda a exhorté ses partisans à ne pas commettre d’actes de vengeance parce que « maintenant, l’heure n’est pas à la violence ».

Célébration à Lusaka, après l'annonce de la victoire de M. Sata

Célébration à Lusaka, après l'annonce de la victoire de M. Sata

Des scènes de liesse ont suivi l’annonce de la victoire de Michael Sata à Lusaka et dans d’autres villes du pays.

Après le vote de mardi, on avait rapporté des actes de violence, notamment dans le Nord de la Zambie, et des membres de l’opposition craignaient que la lenteur du dépouillement ne fût un moyen d’organiser une fraude en faveur de Rupiah Banda.

Le nouveau président zambien, Michael Sata, en était à son quatrième essai dans ses efforts en vue d’accéder à la présidence. Durant la campagne, il avait promis de combattre la corruption et le chômage, deux thèmes souvent utilisés par les adversaires de M. Banda.

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