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Yémen : cinquième journée de manifestations


La police Yéménite entrain d'essayer de bloquer les manifestants.

La police Yéménite entrain d'essayer de bloquer les manifestants.

Des milliers de militants d’opposition se sont réunis mardi à Sanaa, la capitale Yéménite . Ils ont exigé des réformes politiques et la démission du Président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978.

La gronde yéménite s’intensifie. Mardi, ils étaient près de 3 000 protestataires, des étudiants pour la plupart, à marcher dans les rues de Sanaa, la capitale du Yémen.
Partant de l’Université, ils ont tenté de se rendre au palais présidentiel, mais ils ont été bloqués par la police.

Des centaines de partisans du gouvernement, parfois armés de matraques, sont également descendus dans les rues. Comme la veille, le face à face entre manifestants anti-gouvernementaux et loyalistes a déclenché des combats de rue. Les deux camps rivaux se sont affrontés à coup de pierres.

La police yéménite s’est jointe aux loyalistes pour essayer de disperser les activistes anti-gouvernementaux. Au moins trois personnes ont été tuées.

Ahmed Hashid, parlement de l’opposition yéménite, dit notamment avoir été attaqué par les partisans du président au moment des heurts.

Par effet de dominos, les manifestants Yéménites scandent des slogans similaires à ceux qui ont été utilisés en Egypte et en Tunisie, lors des soulèvements populaires qui ont conduit à la démission des présidents de ces deux pays. D’ailleurs, les manifestations anti-Saleh ont gagné en intensité depuis le départ du président Egyptien, Hosni Moubarak, après plus de 18 jours de protestation.

Pourtant, il y a quelques semaines, dans une tentative d’apaisement de la foule, le Président Yéménite, Ali Abdullah Saleh, avait promis de ne pas se représenter à la fin de son mandat en 2013.

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