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Yémen : pourparlers de paix en Suisse le 15 décembre


L'Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen , Ismail Ould Cheikh Ahmed lors d'une conférence de presse après les pourparlers de paix sur le Yémen , le 19 Juin , 2015 au siège de l'ONU à Genève .

L'Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen , Ismail Ould Cheikh Ahmed lors d'une conférence de presse après les pourparlers de paix sur le Yémen , le 19 Juin , 2015 au siège de l'ONU à Genève .

Le médiateur de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a annoncé des pourparlers de paix entre les parties en conflit au Yémen.

"Les parties ont accepté des négociations de paix le 15 décembre en Suisse", a indiqué aux journalistes à Genève le médiateur de l'ONU, affirmant qu'un cessez-le-feu pourrait entrer en vigueur d'ici là.

Il a estimé "presque certain" un cessez-le-feu temporaire avant ces pourparlers qui se dérouleront en Suisse, mais pas à Genève.

Pour lui, une interruption des combats est indispensable pour "créer un environnement propice aux discussions de paix".

"Tout le monde semble approuver l'idée que nous aurons un cessez le feu", mais un arrêt permanent des combats est une perspective plus compliquée qui dépendra en premier lieu des négociations, a souligné l'émissaire.

Selon lui l'Arabie Saoudite respectera le cessez le feu si le président Hadi le lui demande.

Seules les parties yéménites en conflit participeront aux négociations qui "dureront aussi longtemps que nécessaire", a affirmé M. Ould Cheikh Ahmed. Trois délégations, d'au maximum douze personnes, dont huit négociateurs et quatre conseillers, sont attendues;

L'une est constituée par le gouvernement, l'autre par les rebelles Houthis et la troisième par le Congrès général du peuple loyal (CPG) loyal à l'ancien président Ali Abdullah Saleh.

Certains membres du CPG ont exprimé leur soutien aux rebelles Houthis.

Le Yémen est ravagé par des combats entre les forces loyalistes soutenues par une coalition militaire arabe et les rebelles chiites Houthis pro-iraniens qui se sont emparés de vastes régions.

Selon l'ONU, le conflit au Yémen a fait plus de 5.700 morts, dont près de la moitié des civils, depuis l'intervention fin mars de la coalition arabe sous la conduite de l'Arabie saoudite, voisine du Yémen.

Des négociations de paix s'étaient déjà tenues en juin à Genève sous l'égide de l'ONU entre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles et leurs alliés, sans résultat.

Les discussions à venir vont se focaliser sur quatre sujets, notamment un cessez le feu permanent le retrait des groupes armés dans leurs zones respectives, a précisé le négociateur de l'ONU.

Les mesures pour rétablir la confiance, et en particulier pour sécuriser et faciliter l'aide humanitaire seront également évoquées.

Les participants devront enfin envisager sur quel avenir s'entendre pour le Yémen.

M. Ould Cheikh Ahmed s'est déclaré "très préoccupé par les souffrances de plus en plus graves du peuple yéménite" et a appelé les parties au conflit à montrer du "courage, des sacrifices personnels et de la ténacité" dans la recherche de la paix.

Le médiateur de l'ONU a effectué samedi une brève visite à Aden dans le sud du Yémen où il a eu un entretien de plus d'une heure avec le président Hadi.

Le gouverneur d'Aden Jaafar Saad et six de ses gardes du corps ont péri dimanche dans un attentat à la voiture piégée contre son convoi à Tawahi, quartier résidentiel d'Aden, où les jihadistes ont renforcé leur présence, mettant en difficulté les forces pro gouvernementales, incapables de sécuriser la deuxième ville du Yémen.

L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique.

Avec AFP

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