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Les belligérants ne veulent pas négocier au Yémen


L'envoyé des Nations unies pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh avant son départ de Sanaa, au Yémen, le 7 novembre 2016.

L'émissaire de l'ONU sur le Yémen Ismail Ould Cheikh Ahmed a déploré à Paris que les belligérants refusent de s'asseoir à la table des négociations et s'est inquiété de l'escalade des opérations militaires dans ce pays ravagé par la guerre depuis deux ans.

"Il est dommage aujourd'hui que les parties ne veuillent pas s'asseoir autour de la table", a déclaré M. Ahmed, à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

L'émissaire onusien tente depuis près de deux ans de mettre sur les rails des pourparlers de paix au Yémen, ravagé par un conflit entre les forces du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les rebelles chiites Houthis, qui ont conquis la capitale Sanaa et occupent de vastes territoires.

"La solution, pourtant, on la connaît, elle est basée sur un aspect militaire et un aspect politique", a-t-il ajouté, se référant à une feuille de route internationale pour mettre fin au conflit.

"Un des sujets qui nous préoccupe, c'est le fait qu'on a vu dans les dernières semaines une augmentation des opérations militaires", s'est-il également inquiété, en jugeant que parvenir à un cessez-le-feu était "la priorité" à l'heure actuelle.

Une coalition militaire arabe menée par l'Arabie saoudite intervient depuis mars 2015 au Yémen en soutien aux forces gouvernementales. Depuis cette date, le conflit a fait plus de 7.000 morts.

Par ailleurs, les Etats-Unis multiplient ces dernières semaines les frappes aériennes, notamment de drones, contre le réseau jihadiste Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

"La situation est catastrophique", a déclaré de son côté M. Ayrault, jugeant "inacceptable" que des cibles civiles comme des dispensaires, des marchés, des lieux publics, soient régulièrement touchées.

Le Yémen est actuellement le théâtre de la "pire crise humanitaire au monde", selon l'ONU, qui estime que deux-tiers de sa population - 18,8 millions de personnes - ont besoin d'assistance.

Avec AFP

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