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Yémen : l’ONU réclame un cessez-le-feu immédiat


Un homme porte une vieille femme qui a débarqué d'un bateau transportant des déplacés qui fuient les violences au Yémen, au port de Bosaaso dans la région somalienne de Puntland, jeudi 16 avril 2015.

Un homme porte une vieille femme qui a débarqué d'un bateau transportant des déplacés qui fuient les violences au Yémen, au port de Bosaaso dans la région somalienne de Puntland, jeudi 16 avril 2015.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à une trêve "immédiate" dans ce pays "en feu".

Un bilan fourni vendredi par l'Organisation mondiale de la Santé révèle que le conflit a fait 767 morts et 2.906 blessés depuis le 19 mars. Les civils sont en grand nombre parmi les victimes.

"Le processus de paix diplomatique soutenu par les Nations unies est le meilleur moyen pour sortir de cette guerre qui dure depuis longtemps et a des conséquences terrifiantes pour la stabilité régionale", a déclaré Ban la veille à Washington.

L'appel de l’ONU et ses partenaires humanitaires vise une aide internationale d’urgence de près de 274 millions de dollars pour répondre aux besoins de 7,5 millions d'habitants touchés directement par le conflit (sur une population de plus de 24 millions).

L'ONU a constaté que les besoins d'aide humanitaire se font plus pressants vendredi en près d'un mois de combats entre rebelles chiites et forces gouvernementales soutenues par une campagne aérienne arabe.

D’après l'OMS, les violences ont aussi poussé à la fuite des milliers d'étrangers et provoqué une crise humanitaire avec une pénurie de vivres et de médicaments en plus d'un manque d'eau, d'électricité et de carburant dans la plupart des régions.

"Des milliers de familles ont fui leurs maisons en raison des combats et des frappes. Les familles ordinaires ont du mal à accéder aux soins de santé, à l'eau, à la nourriture et au carburant", a prévenu le coordinateur humanitaire, Johannes Van Der Klaauw.

A Taëz, malgré les violences, les habitants, privés de courant électrique et d'eau courante depuis plusieurs jours, vont s'approvisionner en eau dans les rares puits de la ville, selon un correspondant de l'AFP.

Après d'intenses raids nocturnes dans le nord du pays, l'aviation d'une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite a bombardé à deux reprises un dépôt d'armes à l'est de la capitale Sanaa et le palais présidentiel à Taëz (sud-est), selon des témoins.

Des colonnes de fumée se sont élevées du site qui appartient à la Garde républicaine, unité d'élite de l'armée restée fidèle à l'ex-président Ali Abdallah Saleh qui s'est rallié aux rebelles chiites Houthis.

La coalition a aussi bombardé Aden, capitale du Sud, où un chef rebelle a été tué dans une frappe contre sa voiture, selon une source militaire. Trente-six autres personnes ont péri en outre à Aden, où les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi résistent aux rebelles.

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