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Yémen: 22 civils tués par des tirs de roquettes attribués aux rebelles


Des combattants Shiites (Houthis) à Sanaa le 16 octobre 2015. Source: AP

Des combattants Shiites (Houthis) à Sanaa le 16 octobre 2015. Source: AP

Les roquettes de type Katioucha ont été tirées par les rebelles Houthis et leurs alliés au sein des forces armées de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Les roquettes de type Katioucha ont été tirées par les rebelles Houthis et leurs alliés au sein des forces armées de l'ex-président Ali Abdallah Saleh et ont visé des secteurs du centre de Taëz (sud-ouest), a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat.

Le centre de Taëz est considéré comme l'une des principales portes d'entrée permettant d'accéder à la capitale Sanaa. Il est aux mains des troupes progouvernementales alors que les rebelles et leurs alliés encerclent la ville. L'hôpital a reçu 22 corps de civils, a indiqué une source médicale, en faisant état de plusieurs blessés.

Aidées par une coalition arabe commandée par l'Arabie saoudite, les forces progouvernementales ont lancé une offensive pour reprendre entièrement la province de Taëz après avoir reconquis cinq provinces du sud du Yémen dont Aden. L'offensive vise à reprendre des régions du centre, la capitale et le nord du pays, mais malgré l'engagement au sol de milliers de soldats des Emirats arabes unis et d'Arabie saoudite notamment, elle semble être ralentie par les Houthis et leurs alliés.

Human Rights Watch a accusé mercredi les rebelles et les forces de l'ancien président Saleh de tirs "aveugles" répétés sur des zones peuplées à Taëz. Dans son communiqué, l'ONG accuse également les rebelles de confisquer des vivres et fournitures médicales destinés à la population. "Les forces pro-Houthis doivent faire tout leur possible pour éviter les atteintes contre la population, cesser la confiscation illégale des vivres destinés aux civils et demander des comptes aux commandants responsables d'attaques illégales", affirme HRW.

Partis de Saada en juillet 2014, les Houthis y sont entrés deux mois plus tard avant d'en chasser le gouvernement en janvier 2015 et de s'emparer de vastes régions jusqu'au sud du pays. Depuis mars et l'intervention de la coalition arabe, le conflit au Yémen a fait quelque 5.000 morts et 25.000 blessés, dont de nombreux civils, selon l'ONU.

Avec AFP

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