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Yellen, inquiète des inégalités croissantes


La présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, Janet Yellen (AP)

La présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, Janet Yellen (AP)

Dans un discours à Boston, la présidente de la Fed s’est dite très préoccupée par le fait que l'écart entre les riches et les pauvres n'a cessé de s'accroître.

Après la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a récemment soulevé la question à l’occasion des réunions annuelles des instances de Bretton Woods, c’était au tour de Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), d’évoquer la hausse des inégalités aux Etats-Unis.

Dans un discours prononcé vendredi à l’occasion d'une conférence sur les inégalités à la Réserve fédérale de Boston, elle s’est dite très préoccupée par le fait que l'écart entre les riches et les pauvres n'a cessé de s'accroître.

« L'ampleur des inégalités aux Etats-Unis et le fait qu'elles continuent à se creuser m'inquiètent beaucoup », a dit la présidente de la Fed. Ce « creusement des inégalités au cours des dernières décennies peut se résumer en une hausse significative des revenus et des richesses de ceux qui sont tout en haut de l'échelle et une stagnation des conditions de vie pour la grande majorité ».

Pour Mme Yellen, « le temps est venu de nous demander si cette tendance est compatible avec les valeurs ancrées dans l'histoire de notre nation, parmi lesquelles la très haute importance accordée depuis toujours par les Américains à l'égalité dans les chances ». Cette égalité concernerait, selon elle, quatre domaines : les moyens d’élever des enfants, l’accès à l’éducation, gérer une petite entreprise et les héritages.

Certes, les programmes gouvernementaux permettent de réduire certaines inégalités, a poursuivi Mme Yellen, mais des écarts continuent de se creuser, notamment dans le secteur de l’éducation. Les fonds alloués aux jardins d’ont stagné depuis la récession en 2007/2008, alors que les droits d’inscription dans les universités augmentent toujours en flèche.

La présidente de la Fed a également évoqué une baisse significative dans la création de petites entreprises. Ce qui semble suggérer, selon elle, qu’il est devenu beaucoup plus difficile pour les Américains de se lancer dans les affaires à leur propre compte, et donc de s’enrichir par leurs propres moyens.

La mobilité est aujourd’hui « plus faible aux États-Unis que dans la plupart des autres pays avancés », a estimé Mme Yellen.

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