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Fin du sommet YALI à Washington. Les 500 jeunes leaders africains invités par les Etats-Unis vont désormais rentrer chez eux et partager leurs expériences au pays. Que retiennent les participants de cette expérience unique ? VOA Afrique a posé la question aux participants du YALI 2014.

La visite de la capitale Washington, la rencontre avec Barack Obama ou encore les cours dans les universités américaines : les souvenirs sont nombreux pour ces jeunes leaders africains de l’édition 2014.

Un an après, la motivation reste la même : changer l’Afrique et être à la pointe d’un continent qui bouge.

Vital Sounouvou est entrepreneur béninois, fondateur du site Exportunity qu’il décrit comme le Ebay du commerce de gros. Il veut donner aux PME africaines un accès au marché.Joint par VOA Afrique, il explique que YALI est une expérience unique.

"Cela a changé ma vie. J’ai eu des opportunités qu’un jeune Africain n’aurait pas pu avoir. J’ai rencontré ceux qui constituent aujourd’hui mon conseil d’administration. J’ai aussi décroché un stage chez Microsoft. Il vient de s’achever mais je continue à travailler avec cette entreprise pour développer des tablettes pour les commerçants africains."

A Libreville, Willy-Conrad Asseko Allogo veut retenir les échanges d’idées avec les autres jeunes du continent. Une leçon d’humilité pour le secrétaire général de l’association des jeunes entrepreneurs gabonais

"Ce programme rend très humble car on rencontre 499 autre jeunes qui posent les mêmes actions et rencontrent les mêmes difficultés. On minimise son propre parcours et cela donne envie d’en faire encore plus qu’avant."

Cet ancien basket loue aussi le "dialogue franc, ouvert et régulier avec les autorités américaines au Gabon".

Les autorités américaines lui ont aussi permis de participer au sommet mondial sur l’entreprenariat de Nairobi en juillet 2015

Certains critiquent le programme YALI, estimant que Washington essaie d’influencer les futurs décideurs africains voire d’imposer sa vision libérale de l’économie

Faux répond le Sénégalais Sobel Aziz Ngom, directeur @SocialChangeFactory

"Les jeunes qui ont participé n’ont pas été formates selon la vision américaine. L’idée n’est pas de ressembler aux Etats-Unis mais d’adapter, de créer quelque chose qui nous est propre".

Le nombre de jeunes participants au YALI sera doublé l’année prochaine et passera de 500 à un millier en 2016

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