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Washington se défend de faire obstacle aux activités commerciales avec l'Iran


Un changeur d'argent compte des dollars américains pour un client dans le quartier des affaires de Téhéran , en Iran , le 20 janvier 2016 .

Un changeur d'argent compte des dollars américains pour un client dans le quartier des affaires de Téhéran , en Iran , le 20 janvier 2016 .

L'administration américaine assure que depuis l'allègement des sanctions, l'Iran avait pu ouvrir des comptes bancaires dans le monde et exporter du pétrole en Europe.

"Nous ne faisons et ne ferons pas obstacle aux activités commerciales autorisées avec l'Iran", a affirmé Adam Szubin, sous-secrétaire au Trésor américain en charge de la lutte contre le terrorisme.

"Nous ne bloquons pas non plus l'accès de l'Iran à des fonds (...) de même que nous n'encourageons personne à le faire", a-t-il assuré lors d'une audition devant une commission du Congrès.

"Si nous le faisions, cela diminuerait l'incitation pour l'Iran à se conformer aux termes de l'accord et cela saperait notre crédibilité internationale", a encore affirmé ce responsable.

Depuis l'allègement partiel des sanctions en vertu de l'accord sur son programme nucléaire, conclu en juillet 2015 et entré en vigueur, l'Iran se plaint notamment que les grandes banques rechignent à rétablir des relations commerciales.

Téhéran a demandé samedi à Washington des "actions concrètes" pour encourager les banques et entreprises occidentales à revenir en Iran.

Le représentant du Trésor américain a assuré mercredi que depuis l'accord, l'Iran avait "ouvert de nouveaux comptes bancaires à travers le monde et gagné un accès à des milliards de dollars de réserves". "Ses exportations de pétrole en Europe ont retrouvé pour moitié leur niveau d'avant les sanctions", a-t-il souligné.

"Certains sont encore hésitants à faire des affaires avec l'Iran", a reconnu le responsable américain assurant toutefois que cela n'avait rien à voir avec les sanctions qui restent en place "pour faire pression sur les calculs stratégiques de l'Iran vis-à-vis du terrorisme, de la déstabilisation régionale et des missiles balistiques".

Selon lui, les réticences des entreprises à faire des affaires avec l'Iran relèvent plutôt "des craintes sur la corruption".

"C'est à l'Iran de traiter ces problèmes, d'entreprendre des réformes significatives et de créer un environnement qui soit sûr pour les affaires", a encore déclaré M. Szubin.

Il a réaffirmé qu'en vertu des sanctions encore en place, il était interdit à toute entité américaine d'investir, d'exporter ou d'importer en Iran. Les Etats-Unis "n'ont pas promis et n'ont pas l'intention de donner à l'Iran l'accès au système financier américain", en autorisant notamment les transactions financières en dollars via les transferts dits "U-turn", a-t-il répété.

Quelque 200 entreprises et individus iraniens demeurent sur la liste noire des sanctions américaines.

Avec AFP

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