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Washington salue la libération de la Soudanaise condamnée pour apostasie


Meriam Ibrahim et son nouveau-né, dont elle a accouché en prison en attendant d'être fixée sur son sort
Meriam Ibrahim et son nouveau-né, dont elle a accouché en prison en attendant d'être fixée sur son sort
Les Etats-Unis ont salué la remise en liberté lundi au Soudan d'une femme chrétienne condamnée à mort par pendaison pour apostasie, après qu’elle eut refusé de se convertir à l'Islam, conformément à la charia, la loi islamique.

Meriam Yahia Ibrahim Ishag, qui est mariée à un Américain d’origine soudanaise, pourrait émigrer prochainement aux Etats-Unis, selon un parlementaire américain.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a salué la décision de la cour d'appel du Soudan d'ordonner la libération de la jeune femme, âgée de 27 ans, mère de deux enfants, dont un nouveau-né dont elle a accouché récemment. Elle risquait non seulement la pendaison, mais une centaine de coups de fouet pour adultère, son marriage n’étant pas reconnu aux yeux de la loi islamique.

Selon M. Kerry, son cas avait attiré l'attention du monde et restait un sujet de profonde préoccupation pour l'administration Obama, les Américains et le Congrès.

Impossible de compenser l’absence de cette mère emprisonnée auprès de son premier-né, a fait valoir M. Kerry. Néanmoins, « Aujourd’hui, nous célébrons la réunification de cette famille », a-t-il noté.

Par l’intermédiaire de Marie Harf, une porte-parole du département d’Etat américain, la Maison-Blanche a appelé une nouvelle fois Khartoum « à abroger les lois qui violent sa Constitution intérimaire de 2005, la Déclaration universelle des droits humains et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ».

Une telle décision « aiderait à prouver au peuple soudanais que son gouvernement a l’intention de respecter leurs libertés fondamentales et les droits humains universels », a poursuivi Mme Harf. « Comme vous le savez, c’est une question que nous soulevons plutôt fréquemment avec le gouvernement » soudanais.

Au Congrès, le député Chris Smith, président de la Commission sur l’Afrique à la Chambre, a exprimé son admiration pour Mme Ibrahim, jugeant sa volonté de risquer la mort plutôt que de renoncer à sa foi « extraordinairement courageuse ». Pour M. Smith, la remise en liberté de la jeune femme « est un grand premier pas ». Le député s’attend à ce que le gouvernement américain offre asile à Mme Ibrahim et à ses enfants, pour qu’ils puissent rejoindre leur père, Daniel Wani, naturalisé américain.

Née d'un père musulman, Mme Ibrahim avait été condamnée à mort en vertu de la loi charia, qui interdit les conversions.
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