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Washington exige la libération d'un Irano-Américain et de son père condamnés à Téhéran


Siamak Namazi

Siamak Namazi

Les Etats-Unis ont exigé mardi de Téhéran la "libération immédiate" de l'homme d'affaires irano-américain Siamak Namazi et de son père Mohammad Bagher Namazi, condamnés avec quatre autres personnes à dix ans de prison en Iran pour "espionnage" au profit de Washington.

"Profondément préoccupés par les informations sur la condamnation à dix ans de prison des ressortissants américains Siamak Namazi et (Mohammad) Bagher Namazi (...) nous nous joignons aux appels d'organisations internationales (...) pour la libération immédiate de tous les ressortissants américains injustement détenus en Iran, notamment Siamak et Bagher Namazi", a protesté le département d'Etat dans un communiqué.

La diplomatie américaine a en outre fait part de son "inquiétude à propos d'informations sur la santé déclinante" de Mohammand Bagher Namazi, âgé de 80 ans.

"Bagher et Siamak Namazi, Farhad Abd-Saleh, Kamran Ghaderi, Nezar Zaka (ressortissant libanais) et Alireza Omidvar ont été condamnés à dix ans de prison pour espionnage et collaboration avec le gouvernement américain", avait annoncé auparavant Abbas Jafari Dolat-Abadi, le procureur général de Téhéran, cité par l'agence Mizaonline, liée au pouvoir judiciaire iranien.

Siamak Namazi avait été arrêté il y a exactement un an à son arrivée à Téhéran. Son père, Bagher, avait été interpellé en février alors qu'il était venu en Iran pour tenter d'obtenir la libération de son fils.

L'Unicef, l'organisation de l'ONU pour laquelle Bagher Namazi a travaillé, avait exprimé en septembre sa "profonde inquiétude" quant à son état de santé.

Le gouvernement américain, qui n'a plus de relations diplomatiques avec l'Iran depuis 1980, avait demandé à plusieurs reprises la libération des deux hommes.

En dépit de l'absence de relations diplomatiques, les Etats-Unis et l'Iran ont amorcé un dégel à la faveur de l'accord historique international sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015, mis en oeuvre depuis le 16 janvier dernier.

Dans le cadre de cette percée diplomatique, Washington et Téhéran avaient procédé les 16 et 17 janvier à un échange de prisonniers: quatre Irano-Américains, dont l'ancien correspondant du Washington Post à Téhéran Jason Rezaian, et un Américain emprisonnés en Iran contre sept détenus iraniens aux Etats-Unis.

Washington avait simultanément versé à Téhéran 1,7 milliard de dollars, dont une partie en liquide, représentant le montant dû pour un contrat d'armement jamais honoré datant d'avant la Révolution islamique de 1979.

L'administration démocrate avait alors été accusée par son opposition républicaine d'avoir payé une "rançon" pour récupérer des "otages" américains.

Dans son communiqué, le département d'Etat a mentionné une nouvelle fois le cas de Robert Levinson, un ancien agent du FBI, porté disparu en Iran depuis 2007. "Nous soulignons de manière respectueuse l'importance pour l'Iran de coopérer avec les Etats-Unis pour déterminer où se trouve M. Levinson", a insisté la diplomatie américaine.

Avec AFP

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