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Washington exhorte le FMI à devenir plus actif


Le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, 24 juillet 2016.

Le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, 24 juillet 2016.

Les Etats-Unis ont exhorté samedi le Fonds monétaire international (FMI) à se faire "davantage entendre" sur des questions cruciales de l'économie mondiale, comme les taux de change, même si cela le rend "impopulaire".

"Le FMI doit intensifier son analyse et se faire davantage entendre sur des questions cruciales pour la croissance et la stabilité du système économique mondiale: les taux de change, les déséquilibres des balances des comptes courants et les insuffisances dans la demande globale", a assuré dans une déclaration écrite le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew.

"Cela rendra parfois le FMI impopulaire (...) mais l'institution sera plus efficace sur le long terme", a-t-il ajouté à l'issue de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington.

Les Etats-Unis attendent notamment du FMI, dont ils sont les premiers actionnaires, qu'il incite davantage les pays comme l'Allemagne à utiliser leurs excédents pour stimuler la croissance mondiale.

"J'exhorte le FMI à être plus actif pour presser les pays dotés de capacités excédentaires d'engager des mesures budgétaires", écrit ainsi M. Lew.

La patronne du FMI, Christine Lagarde, semble avoir entendu le message cette semaine et a appelé ouvertement l'Allemagne à activer le levier budgétaire, s'attirant une fin de non-recevoir de Berlin.

Les Etats-Unis ont aussi appelé la Banque mondiale, dont ils sont également les premiers actionnaires, à "mieux gérer" l'impact de la demande croissante des pays-membres sur ses ressources.

"Nous reconnaissons que les difficultés de l'économie mondiale contribuent à une forte demande des pays (pour des prêts) et que cela pèse sur le capital disponible de la Banque", a écrit M. Lew dans une déclaration écrite distincte.

L'institution doit mieux gérer cet impact en étant plus "sélective" et en faisant preuve de "plus de discipline" pour parvenir à des niveaux de prêts viables, a assuré M. Lew.

Jeudi, le président de la BM Jim Yong Kim avait reconnu que les ressources de son institution étaient mises à rude épreuve par les nouvelles missions qui lui étaient confiées notamment sur le changement climatique et les réfugiés.

"C'est difficile d'envisager que nous puissions répondre à toutes ces demandes sans une augmentation de capital", a-t-il assuré.

Avec AFP

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