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L’ONU et Washington préoccupés par la violence au Soudan du Sud


Des milliers de civils cherchent refuge dans les locaux de l'UNMISS à Juba, le 17 déc. 2013

Des milliers de civils cherchent refuge dans les locaux de l'UNMISS à Juba, le 17 déc. 2013

Les représentants du gouvernement sud-soudanais disent que la violence a fait au moins 26 morts et plusieurs dizaines de blessés.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est entretenu mardi par téléphone avec le dirigeant sud-soudanais. Durant cette conversation, M. Ban a exprimé ses préoccupations sur les affrontements entre des membres de l’Armée populaire de libération du Soudan (l’APLS) et d’autres rapports alléguant que certains groupes ethniques auraient été pris pour cible.

Selon M. Ban, jusqu’à 13 000 civils ont cherché refuge dans les locaux de l’ONU à Juba. Il a lancé un appel au gouvernement, l’exhortant à inviter ses opposants au dialogue et à résoudre les différends pacifiquement, ajoutant que les Nations Unies sont disposées à offrir leur assistance à l’Etat sud-soudanais en vue de juguler cette crise.

Ban Ki-moon

Ban Ki-moon

L’entretien de Ban Ki-moon avec le président Salva Kiir intervient au lendemain d’une annonce par le leader sud-soudanais qu’une tentative de putsch contre son gouvernement a été déjouée et que ses forces militaires ont repris la situation en main.

Cependant, de nouveaux combats ont éclaté à Juba mardi. Selon des témoins, des tirs sporadiques pouvaient être entendus tout au long de la journée alors que les soldats patrouillaient dans les rues.

L'ambassade américaine à Juba, qui est restée fermée ce mardi, a indiqué que la plupart des services de téléphonie cellulaire dans la ville ne fonctionnaient pas.

L’envoyé spécial américain pour le Soudan et le Soudan du Sud, Donald Booth, a déclaré à la VOA que les Etats-Unis sont très préoccupés par l'évolution de la situation au Soudan du Sud. Il a dit que Washington ne pouvait pas encore confirmer lundi une tentative de coup d'Etat et essayait d'apprendre ce qui a déclenché cette flambée de violence.

Salva Kiir, à Juba, le 16 déc. 2013

Salva Kiir, à Juba, le 16 déc. 2013

Lundi, le président Kiir a déclaré que les affrontements ont commencé lorsque les forces loyales à son ancien vice-président, Riek Machar, ont attaqué un QG de l’armée.

Les représentants du gouvernement disent que la violence a fait au moins 26 morts. Une radio des Nations Unies (Radio Miraya) indique que les médecins de l'hôpital local ont traité plus de 100 personnes pour blessures par balle.

Le gouvernement a déclaré que 10 personnes ont été arrêtées à Juba pour leur rôle présumé dans le complot. Machar et quatre autres suspects sont toujours en fuite, apprend-on de même source.

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