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Washington dément un accord sur une "zone de sécurité" en Syrie


Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner (VOA)

Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner (VOA)

"Il n'y a aucun accord sur quelque zone que ce soit", a dit Mark Toner, porte-parole du département d'Etat, interrogé sur les informations de CNN Türk.

ISTANBUL, 11 août (Reuters) - Le département d'Etat américain a démenti mardi un accord entre les Etats-Unis et la Turquie sur la création d'une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie dans le cadre de leur campagne contre l'organisation Etat islamique (EI), après l'annonce d'un tel accord par la chaîne de télévision CNN Türk, qui citait un haut responsable de la diplomatie d'Ankara.

"Il n'y a aucun accord sur quelque zone que ce soit", a dit Mark Toner, porte-parole du département d'Etat, interrogé sur les informations de CNN Türk. La chaîne, citant le sous-secrétaire d'Etat turc aux Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu, a rapporté que les deux pays s'étaient accordés pour que des combattants rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) soient chargés de patrouiller au sol dans cette zone d'une centaine de kilomètres de long sur 45 de large.

Mark Toner a dit n'avoir pas eu connaissance des déclarations citées et ne pas pouvoir les commenter. "Je ne démens pas ses affirmations", a-t-il ajouté. "Nous avons été assez clairs en disant qu'il n'y avait aucune zone, aucun sanctuaire, ce n'est pas de cela que nous parlons. Ce dont nous parlons, c'est d'un effort soutenu pour chasser l'EI de la région", a-t-il poursuivi lors d'un point de presse. La Turquie et les Etats-Unis coopèrent sur l'apport d'un soutien aérien aux rebelles syriens dans le but de repousser l'EI de la région bordant la frontière turque.

WASHINGTON N'ENVISAGE PAS UNE ZONE D'EXCLUSION AÉRIENNE

Dans le cadre de cette coopération, des rebelles entraînés par l'armée américaine devraient combattre les troupes de l'EI au sol et contribuer à coordonner des frappes aériennes de la coalition emmenée par les Etats-Unis depuis des bases turques. Selon CNN Türk, Feridun Sinirlioglu a précisé que les forces turques et américaines bombarderaient les djihadistes de l'Etat islamique (EI) mais aussi les combattants kurdes qui se trouveraient à l'intérieur de la zone de sécurité.

Des sources diplomatiques informées du projet ont déclaré que la création de cette "zone de sécurité" pourrait permettre de couper l'une des voies d'approvisionnement de l'EI dans cette région. Le noyau des rebelles entraînés par l'armée américaine, qui compte moins de 60 combattants, sera lourdement équipé et en mesure de faire appel à un soutien aérien en cas de besoin, ont précisé ces sources.

Des responsables américains ont auparavant déclaré que les discussions étaient en cours sur les limites d'une éventuelle zone de sécurité le long de la frontière turco-syrienne mais ils ont réfuté l'idée d'une zone d'exclusion aérienne. Ces derniers jours, l'Etat islamique a accentué ces opérations dans la région située au nord d'Alep, notamment dans la ville de Marea, à une vingtaine de kilomètres au sud de la frontière avec la Turquie. Lundi, le Front al Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda, a annoncé son retrait de ces zones.

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