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Washington condamne la décision de laisser Kagame briguer un 3e mandat


Paul Kagame

Paul Kagame

Un porte-parole du Département d'Etat américain prévient que Washington pourrait revoir les liens entre les deux pays.

Les Etats-Unis réagissent à l’adoption par le Sénat rwandais de la réforme de la Constitution autorisant un possible troisième mandat au président Paul Kagame.

Les sénateurs rwandais ont adopté la modification de la Constitution dont le texte était déjà entériné à l’Assemblée nationale dans les mêmes termes le 29 octobre.

Quelque 3,7 millions de Rwandais ont signé des pétitions lancées à travers le pays pour demander un maintien au pouvoir de M. Kagame, 58 ans, homme fort du pays depuis que sa rébellion du FPR a chassé en juillet 1994 le régime extrémiste hutu et mis fin au génocide déclenché en avril précédent. Les massacres ont fait environ 800.000 morts essentiellement au sein de la minorité tutsi.

La Chambre des députés doit désormais rééxaminer quelques articles mineurs amendés par les sénateurs. Une fois adopté dans son ensemble, le texte définitif de la nouvelle Constitution devra être soumis, à une date non précisée, à référendum.

M. Kagame avait affirmé à plusieurs reprises ces derniers mois qu'il ne briguerait un troisième mandat que s'il était plébiscité par son peuple, alors que les volontés affichées de certains dirigeants africains de lever les limitations constitutionnelles du nombre de mandat pour se maintenir au pouvoir ont suscité des mouvements de contestation, notamment au Burundi voisin.

Seule formation politique du pays à s'opposer à cette réforme constitutionnelle, le petit Parti démocratique vert a demandé à la Cour suprême d'interrompre le processus, mais sa requête a été rejetée début octobre, les magistrats estimant qu'"aucun article (de la Constitution) n'était immuable".

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