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Virginia Raggi veut remettre Rome sur le droit chemin


Vue du Colisée de Rome

Vue du Colisée de Rome

La nouvelle maire Virginia Raggi s’est installée au Capitole en appelant les Romains à l'aider à changer leur ville surendettée.

Arrivée en voiture électrique devant le siège de la mairie de Rome jeudi, la nouvelle maire a annoncé qu'elle allait écrire dès jeudi soir aux agences responsables des transports publics et du ramassage des ordures pour leur demander des éclaircissements sur leur gestion.

Les quelque trois millions de Romains, exaspérés par l'état de délabrement des services publics et des infrastructures de leur ville, l'attendent tout particulièrement sur ces deux dossiers.

La jeune femme, écharpe tricolore en bandoulière, est ensuite apparue au balcon de son bureau, qui domine les forums romains, le cœur de la Rome antique. Visiblement émue, elle est rentrée quelques minutes, le temps de recouvrer ses esprits, avant de revenir saluer les journalistes.

Peu habitués à s'adresser à une femme maire, la presse lui a demandé s'il fallait l'appeler sindaco ou sindaca (maire en italien). " Vous pouvez m'appeler Virginia", a-t-elle répondu.

Mme Raggi, membre du Mouvement Cinq Etoiles, a été officiellement proclamée maire de Rome mercredi, après avoir remporté dimanche le second tour des élections municipales avec 67,15% des voix.

Mais, en dépit de ce score historique, la nouvelle maire de Rome a d'ores et déjà prévenu ses concitoyens qu'elle n'avait pas de "baguette magique" et qu'elle aurait besoin d'eux pour remettre à flot une ville en pleine décrépitude.

"On nous a laissé une ville faite de décombres, pleine de gravats, vraiment. Mais je suis très confiante: nous pouvons inverser le cours de cette machine qui est lancée droit dans le mur", a-t-elle promis mercredi soir, interrogée par la chaîne Euronews.

"J'ai toujours dit que Rome allait changer si les Romains changeaient", a-t-elle insisté.

La nouvelle maire de Rome a promis de s'attaquer en tout premier lieu au "gaspillage financier", qui fait perdre à Rome "plus d'1,2 milliard d'euros par an".

"Ensuite, nous allons devoir renégocier la dette de la ville, qui se monte à entre 13 et 16 milliards d'euros", a-t-elle ajouté.

Virginia Raggi, avocate, remplace au Capitole Francesco Tronca, commissaire extraordinaire nommé par le gouvernement italien pour remplacer l'ancien maire Ignazio Marino (centre gauche), qui a démissionné en octobre après une affaire de fausses notes de frais.

Avec AFP

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