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Violences à Djibouti : les Etats-Unis réagissent


Le secrétaire d'Etat John Kerry au sortir de son avion, à l’aéroport de Djibouti, le 6 mai 2015. (AP Photo/Andrew Harnik, Pool)

Le secrétaire d'Etat John Kerry au sortir de son avion, à l’aéroport de Djibouti, le 6 mai 2015. (AP Photo/Andrew Harnik, Pool)

Les Etats-Unis ont demandé mercredi au gouvernement de Djibouti de libérer des dirigeants de l'opposition arrêtés cette semaine lors d'une manifestation qui a fait au moins sept morts.

Les Etats-Unis condamnent les récents actes de violence dans la capitale de Djibouti et appellent à la libération immédiate des dirigeants de l'opposition détenus", a déclaré le département d'Etat dans un communiqué.

La diplomatie américaine incite "le gouvernement de Djibouti à respecter le droit de ses citoyens à la liberté d'expression et à la liberté de rassemblement et association pacifiques".

Elle l'invite également à "faire preuve de retenue" alors que sept civils ont été tués et 23 blessés lundi à Djibouti dans des affrontements avec la police, selon un bilan officiel.

L'Union pour le salut national (USN), une coalition de sept partis d'opposition, a assuré de son côté que la police avait "abattu 19 civils" dans la localité de Buldhoqo, près de Balbala, en périphérie de la capitale, où se tenait une cérémonie traditionnelle.

Les affrontements se sont produits quand la police a voulu déplacer le rassemblement vers un autre lieu.

Le ministre de l'Intérieur Hassan Omar Mohamed a dénoncé des violences destinées à "déstabiliser" le pays, orchestrées "par des individus malintentionnés recevant des instructions de la part de parrains qui agissent depuis l'étranger".

Il a également annoncé que "plusieurs personnes impliquées dans ces violences" avaient été arrêtées. "Ils seront rapidement traduits en justice pour leurs actions", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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