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Violences en RDC : un million de déplacés aux Kasaï, selon l'ONU


Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017.

Le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a annoncé vendredi avoir franchi début avril le seuil d'un million de déplacés enregistrés dans les Kasaï, au centre de la RDC, en huit mois de violences meurtrières entre une rébellion et les forces de sécurité.

"Au 1er avril 2017, Ocha a enregistré 1,090 million de déplacés internes dans le Kasaï-central, Kasaï-oriental, Kasaï, Lomami et Sankuru. Ce qui représente près d'un tiers de déplacés sur l'ensemble du pays", a déclaré à l'AFP Yvon Edoumou, chargé de communication à Ocha.

"Dans les autres zones de tensions en RDC, les statistiques" sont d'environ "2 millions de déplacés internes, répartis entre le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l'Ituri (est) et le Tanganyika au sud-est", a ajouté M. Edoumou.

"Ces déplacés fuient essentiellement les accrochages entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés ou entre groupes armés qui s'affrontent dans ces points chauds", a-t-il indiqué. "Pour faire face à cette urgence humanitaire, une quarantaine d'organisations humanitaires locales et internationales assistent ces déplacés", a-t-il poursuivi.

Les provinces du centre de la RDC sont secouées depuis septembre 2016 par des violences entre les forces de sécurité et les miliciens se réclamant du chef coutumier Kamwina Nsapu, tué un mois auparavant dans une opération militaire.

Ces violences ont causé la mort de centaines de personnes, dont deux experts - l'Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan - missionnés par le secrétaire général de l'ONU pour enquêter dans la région.

La rébellion Kamwina Nsapu a été accusée par l'ONU de recruter des enfants et d'avoir commis de nombreuses atrocités.

Les forces de l'ordre se voient quant à elles reprocher par l'ONU de faire un usage disproportionné de la force contre des miliciens armés essentiellement de bâtons et de lance-pierres. Ces forces de l'ordre ont été mises en cause en février sur internet dans des vidéos montrant des massacres présumés de rebelles.

Dans cette zone, l'ONU a déclaré mercredi avoir documenté un total de 40 fosses communes depuis le début des violences en septembre 2016.

Avec AFP

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