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Vingt-trois réfugiés sud-soudanais inculpés pour le meurtre de dix Éthiopiens


La région de Gambella accueille de nombreux camps de réfugiés, Ethiopie, le 8 mai 2015. (Photo d'illustration)

La région de Gambella accueille de nombreux camps de réfugiés, Ethiopie, le 8 mai 2015. (Photo d'illustration)

La justice éthiopienne a inculpé ces réfugiés accusés d'avoir dix personnes à Gambella en avril 2016 au cours d'affrontements intercommunautaires.

Des incidents avaient éclaté dans le camp de réfugiés de Jewi, le 21 avril, après un accident de voiture qui avait coûté la vie à deux enfants sud-soudanais de l'ethnie nuer, renversés par le chauffeur éthiopien d'une ONG internationale.

En représailles, des réfugiés nuer s'en étaient pris à des Ethiopiens qui travaillaient dans et autour du camp, tuant deux femmes et huit hommes.

La découverte des corps atrocement mutilés avaient déclenché 48 heures d'affrontements dans la ville de Gambella qui ont opposé des Ethiopiens des hauts-plateaux alliés à des groupes d'Ethiopiens de l'ethnie Anuak - rivaux des Nuer - d'une part, et des réfugiés sud-soudanais nuer d'autre part.

Quatre Ethiopiens avaient alors été tués à la gare routière dans ce qui a été décrit à l'AFP par des témoins comme un lynchage.

Les manifestants s'en étaient également pris aux bâtiments et véhicules de l'ONU et de Médecins sans frontières (MSF), accusées d'aider les réfugiés nuer, forçant les deux organisations à suspendre leurs activités localement.

Les 23 inculpés sud-soudanais ont comparu lundi devant la Cour fédérale éthiopienne et la prochaine audience a été fixée au 13 octobre pour entendre la défense, selon radio Fana, un média d'Etat.

Gambella, ville frontalière du Soudan du Sud d'environ 300.000 habitants, accueille également plus de 270.000 réfugiés, principalement des Nuer, qui ont fui le conflit au Soudan du Sud. Les incidents à caractère ethnique y sont fréquents.

Avec AFP

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