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Veille des résultats de la présidentielle sans surprise au Burundi


Des policiers dans Bujumbura, 22 juillet 2015.

Des policiers dans Bujumbura, 22 juillet 2015.

Toutes les parties indiquent être disponibles pour la poursuite du dialogue sous les auspices du président ougandais Yoweri Museveni.En revanche, le pouvoir burundais ne veut pas entendre parler d’annulation des derniers scrutins législatifs et présidentiel. Eric Manirakiza

L’UPRONA institutionnel a déjà reconnu la victoire du président Pierre Nkurunziza pour son troisième mandat conteste par l’opposition et la société civile.

Par la voix de son candidat bon perdant Gérard Nduwayo, l’ancien parti unique estime que le Burundi devrait repenser son système politique dans la perspective d’une stabilisation démocratique et politique du pays en tenant compte des équilibres dictés par les accords de paix d’Arusha.

Agathon Rwasa, président du parti FNL non reconnu par le pouvoir de Bujumbura qui n’a pas officiellement retiré sa candidature aux présidentielles selon la commission nationale indépendante, nuance.

Malgré son opposition à la candidature du Chef de l’Etat pour un troisième mandat juge anticonstitutionnel, Agathon Rwasa voudrait plutôt un gouvernement de transition qui ne dépasserait pas une année en vue de créer un environnement favorable à la tenue des élections transparentes, inclusives et apaisées qui respectent les normes internationales.

Pour l’Uprona, un système de cogestion politique qui profite à toutes les couches sociales devrait être étudié.

La présidence burundaise affirme, quant à elle, que les prochaines élections se tiendront en 2020. Joint par VOA Afrique Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé de l’information et de la coopération souligne que toute proposition allant dans la logique de bâtir une paix durable serait toujours la bienvenue. Il précise que le parti présidentiel est favorable à la formation d’un gouvernement regroupant toutes les forces politiques.

Un autre leader de l’opposition affirme que le dialogue sous la facilitation du Président Museveni est toujours possible mais a à condition qu’il permette l’annulation des élections que l’opposition a boycottées, une question plutôt déjà vidée selon la présidence Burundaise.

Pour cet opposant qui a requis l’anonymat, ce dialogue pourrait aboutir à la violence si l’entêtement des autorités de Bujumbura persiste. Le Président Nkurunziza est allé jusqu’au bout mais la gestion à venir, a conclu l’opposant sera une autre paire de manche.

Il est à rappeler qu’Amnesty international a publie un rapport dans lequel il fustige l’usage excessif de la force pour le maintien de l’ordre au cours des dernières manifestations de la population contre le troisième mandat.

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