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"Vatileaks 2" : le numéro deux du Saint-Siège sera entendu comme témoin


Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, au centre, assiste à une messe de veillée pascale célébrée par François à la basilique Saint-Pierre au Vatican, 19 avril 2014.

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, au centre, assiste à une messe de veillée pascale célébrée par François à la basilique Saint-Pierre au Vatican, 19 avril 2014.

Selon le groupe de journalistes autorisés à assister à cette audience, le petit tribunal a accepté la requête de l'avocat de Mme Chaouqui de faire auditionner les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d'Etat et numéro deux du Saint-Siège, et Santos Abril y Castello, archiprêtre de la basilique Sainte-Marie Majeure.

Les deux personnalités sont proches du pape François.

Les avocats des accusés au procès "Vatileaks 2" sur les fuites de documents du Vatican ont obtenu lundi que soient entendus le numéro deux du Saint-Siège et d'autres prélats proches du pape, lors d'une nouvelle audience procédurale.

En dépit de ce qui avait été annoncé, deux des cinq accusés à ce procès, le prélat espagnol Lucio Angel Vallejo Balda et la consultante italienne Francesca Chaouqui, n'ont finalement pas été interrogés lors de cette audience qui a pris fin en milieu de journée.

Selon le groupe de journalistes autorisés à assister à cette audience, le petit tribunal a accepté la requête de l'avocat de Mme Chaouqui de faire auditionner les cardinaux Pietro Parolin, secrétaire d'Etat et numéro deux du Saint-Siège, et Santos Abril y Castello, archiprêtre de la basilique Sainte-Marie Majeure, deux personnalités proches de François.

De même, sera entendu le responsable des oeuvres de charité du pape, l'archevêque polonais Mgr Konrad Krajewski.

Mme Chaouqui, consultante en communication au look sexy contrastant avec celui plus austère du Vatican, espère obtenir de ces témoignages la preuve qu'elle a entretenu un rapport de travail honnête avec Mgr Vallejo Balda.

Pour ce dernier, en revanche, Mme Chaouqui est une dangereuse manipulatrice qui l'a séduit et contraint à divulguer ces documents confidentiels.

"Je n'ai jamais agi contre le Saint-Père et je ne le ferai jamais", a assuré lundi la jeune femme aux journalistes à son entrée au Vatican, alors que sa personnalité et son rôle - victime ou redoutable manipulatrice - sont au coeur de l'affaire.

Pour cette troisième session du procès ouvert le 24 novembre, les cinq accusés étaient là : Mgr Vallejo Balda, seul détenu au Vatican, Mme Chaouqui, Nicola Maio, collaborateur du prélat espagnol, et les journalistes italiens Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi, auteurs des livres "Chemin de croix" et "Avarizia" (avarice). Tous risquent entre quatre et huit ans de prison.

Mgr Vallejo Balda et Mme Chaouqui ont tous deux été membres de l'ex-Commission d'experts COSEA chargée par le pape François de faire des propositions de réformes sur les finances et l'économie du Vatican.

Ils comparaissent pour avoir livré des documents confidentiels émanant de cette commission aux journalistes Nuzzi et Fittipaldi. Des documents qui révèlent la persistance de dysfonctionnements et de malversations dans le Vatican d'aujourd'hui, en dépit de la volonté de réforme du pape.

Avec AFP

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