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Varoufakis démissionne pour "aider" Alexis Tsipras


Yanis Varoufakis (VOA)

Yanis Varoufakis (VOA)

Le nom de son remplaçant doit être annoncé au terme d'une réunion de responsables politiques.

ATHÈNES (Reuters) - Yanis Varoufakis a annoncé lundi qu'il démissionnait de son poste de ministre des Finances en expliquant que les négociations entre Athènes et ses créanciers se dérouleraient mieux sans lui, au lendemain d'un référendum lors duquel les électeurs grecs ont massivement rejeté de nouvelles mesures d'austérité.

Le nom de son remplaçant doit être annoncé au terme d'une réunion de responsables politiques qui devait commencer à 7h00 GMT, a déclaré un porte-parole du gouvernement.

La presse grecque évoque les noms d'Euclide Tsakalatos, actuel coordonnateur des négociations avec les créanciers d'Athènes, et de Georges Stathakis, ministre de l'Economie, pour succéder à Yanis Varoufakis.

Dans un communiqué publié sur son blog et intitulé "Ministre, c'est fini !" ("Minister no more !" en anglais dans le texte), ce dernier dit avoir été "informé d'une certaine préférence" de plusieurs membres de la zone euro pour son "absence" aux réunions des ministres des Finances et il ajoute que sa démission a été jugée opportune par le Premier ministre en vue de la conclusion d'un accord.

"Pour cette raison, je quitte aujourd'hui le ministère des Finances", dit-il.

"J'estime qu'il est de mon devoir d'aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il le jugera adéquat, le capital que le peuple grec nous a accordé lors du référendum d'hier (dimanche)", poursuit-il. Et j'assumerai avec fierté le mépris des créanciers."

Selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l'Intérieur, les électeurs grecs ont rejeté dimanche par 61,31% des voix les propositions des créanciers internationaux qui leur étaient soumises.

Si certains observateurs et dirigeants politiques européens voient dans ce résultat une étape vers la sortie de la Grèce de la zone euro, d'autres espèrent que le gouvernement grec et ses créanciers reprendront rapidement les pourparlers en vue d'un accord politique et financier.

De ce point de vue, le maintien de Yanis Varoufakis au poste de ministre des Finances aurait pu constituer un obstacle à la recherche d'un compromis, son attitude et ses prises de position étant jugées provocatrices par un nombre croissant de ses interlocuteurs.

Le mois dernier, à l'issue d'une réunion à laquelle avait participé Yanis Varoufakis à Bruxelles, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, avait dit souhaiter "restaurer le dialogue avec des adultes autour d'une table".

Ces critiques n'avaient pas tempéré le discours de l'intéressé, bien au contraire. Dans un entretien publié samedi par un quotidien espagnol, Yanis Varoufakis avait encore accusé les créanciers de "terrorisme".

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