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Trump durcit ses attaques contre une journaliste traitée de "folle"


Donald Trump, aux primaires républicaines

Donald Trump, aux primaires républicaines

Donald Trump a durci ses attaques contre une célèbre journaliste, Megyn Kelly, qu'il a publiquement traitée de "folle" au moins une demi-douzaine de fois en 48 heures.

Mardi soir, le candidat républicain à la présidence américaine l'avait affublée d'un nouveau surnom sur Twitter, "Megyn Kelly la folle" (crazy@megynkelly).

Mercredi, il a continué sur le même ton, et jeudi, au moins trois tweets traitaient encore de folle la journaliste de Fox News.

Trump la prend pour cible depuis des mois, depuis qu'en août dernier Megyn Kelly l'avait interrogé lors du premier débat républicain sur sa propension à faire des remarques misogynes.

"Très surfaite et folle@megynkelly se plaint toujours de Trump et pourtant elle me consacre son émission. Concentre-toi sur les autres, Megyn", a tweeté Trump jeudi après-midi.

"Folle@Megynkelly se plaint de ce que @oreillyfactor ne l'ait pas défendue contre moi", a aussi tweeté Donald Trump, après que la journaliste eut confié au magazine More qu'elle aurait aimé être davantage défendue par un collègue de Fox News, Bill O'Reilly, face à Trump.

En janvier dernier, Bill O'Reilly avait interviewé Donald Trump, qui lui avait dit n'avoir "aucun respect" pour la journaliste qu'il traite régulièrement de "bimbo", "biaisée", "surcotée"...

Bill O'Reilly ne l'avait pas défendue.

"Je ne peux pas la supporter", a aussi écrit mercredi Donald Trump sur son compte Twitter à propos de Mme Kelly, comme s'il n'avait pas de souci plus important, alors qu'il aspire à diriger les Etats-Unis.

"Je ne peux vraiment plus regarder Megyn la folle", a-t-il ajouté dans un autre tweet, à propos de la journaliste qui anime une émission en soirée sur Fox News, "The Kelly File", l'une des plus regardées des chaînes câblées.

En plus de ses tweets, Donald Trump retweete aussi des messages d'autres personnes dénigrant la journaliste.

Il s'est fait ces derniers mois une spécialité des sobriquets méprisants et attaques personnelles: parmi les candidats républicains, il a surnommé Jeb Bush "basse énergie", Marco Rubio "petit Marco", et Ted Cruz "le menteur".

Megyn Kelly n'a pas directement répondu aux nouvelles attaques de Trump, mais elle a posté sur son compte Twitter un sondage selon lequel la moitié des Américaines ont une opinion "très défavorable" de Trump.

Avec AFP

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