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Les manifestants contre un oléoduc dans le Dakota lèvent le camp

  • VOA Afrique

Les militants de Standing Rock ont mis le feu à leurs installations avant l'évacuation le 22 février 2017.

Les militants de Standing Rock ont mis le feu à leurs installations avant l'évacuation le 22 février 2017.

Les opposants à la construction d'un oléoduc controversé dans les prairies du Dakota du Nord ont finalement quitté le camp installé il y a près d'un an, face à un ultimatum des autorités exigeant son évacuation.

Une dizaine d'activistes restés après l'expiration de cette limite à 14h (20hTU) ont été arrêtés, selon le North Dakota Joint Information Center.

Plus tôt dans le mois, l'administration de Donald Trump a relancé ce projet d'oléoduc contesté, revenant sur une décision prise au mois de décembre par son prédécesseur Barack Obama, au grand dam des populations amérindiennes locales.

La tribu sioux de Standing Rock estime ainsi que l'oléoduc passe sur des sites sacrés et menace ses sources d'eau potable.

"L'eau c'est la vie, nous devons la protéger" scandent les manifestants de Standing Rock, ici le 5 décembre 2016.

"L'eau c'est la vie, nous devons la protéger" scandent les manifestants de Standing Rock, ici le 5 décembre 2016.




L'opérateur du pipeline, Energy Transfer Partners, affirme de son côté que l'installation sera sûre, bénéficiant de technologies dernier cri pour prévenir tout désastre environnemental.

Des opposants, qui se comptaient par milliers à certains moments, étaient ainsi rassemblés depuis le mois d'avril dernier dans cet Etat du Nord pour bloquer les travaux, provoquant des échauffourées musclées entre manifestants et forces de l'ordre. L'administration Obama avait mis fin à des mois de conflit en décembre en recommandant d'étudier un tracé alternatif.

Après l'évacuation des derniers militants mercredi, les autorités prévoyaient de nettoyer ce qui reste du camp de fortune qui avait été installé, afin de ne pas contaminer les eaux environnantes. Plus de 230 camions de débris et détritus avaient déjà été évacués lundi.

Les militants autochtones ont brûlé plusieurs structures en quittant le camp, selon eux pour des cérémonies rituelles. Selon les autorités, une vingtaine de feux ont ainsi été allumés. Ces sinistres ont provoqué au moins deux explosions qui ont blessé un garçon de 7 ans et une jeune fille de 17 ans, hospitalisés pour des brûlures.

Les autorités du Dakota du Nord, qui craignaient des dégâts écologiques si le camp n'était pas levé, ont offert des tickets de bus et même parfois une nuit d'hôtel aux militants pour retourner chez eux.

L'oléoduc Dakota Access Pipeline, projet à 3,8 milliards de dollars, doit s'étendre sur quatre Etats du Nord et faire près de 1.900 kilomètres de longueur. Il vise à transporter l'or noir du Dakota du Nord, un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste aux Etats-Unis, vers un centre de distribution dans l'Illinois.

La tribu de Standing Rock, appuyée par les sioux de la tribu Cheyenne River, a déposé il y a deux semaines devant un tribunal fédéral une demande pour faire cesser la construction de l'oléoduc, affirmant que ses droits constitutionnels seraient violés si la mise en place du pipeline se poursuivait.

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