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Hitachi solde des poursuites pour des pots-de-vin à l'ANC sud-africain


Affiche électorale de Jacob Zuma pour le parti ANC.

Affiche électorale de Jacob Zuma pour le parti ANC.

Le groupe japonais Hitachi a accepté de payer 19 millions de dollars pour avoir versé illégalement de l'argent au parti sud-africain ANC dans le cadre d'un accord sur la construction de turbines, a annoncé lundi le gendarme boursier américain (SEC).

Selon la SEC, ces versements n'ont pas été correctement identifiés au regard de la loi anti-corruption en vigueur aux Etats-Unis qui interdit tout paiement de pots-de-vin dans le cadre de contrats commerciaux.

Hitachi n'a pas reconnu sa culpabilité mais a accepté de payer 19 millions de dollars pour mettre fin à l'enquête.

Celle-ci trouve son origine dans la vente par Hitachi à la fin des années 2000 d'une filiale à une entreprise, Chancellor House, contrôlée par l'ANC, alors que le groupe japonais tentait de décrocher un contrat pour la construction de deux usines de génération d'énergie pour un montant total de deux milliards de dollars.

Cette filiale, et en conséquence l'ANC, ont ainsi pu bénéficier de versements liés au contrat décroché par Hitachi, identifiés dans ses comptes sous forme de primes et de dividendes.

La loi anti-corruption américaine, connue sous son acronyme FCPA, interdit toute tentative de corruption à l'étranger d'une entreprise possédant également des activités aux Etats-Unis.

Hitachi avait racheté en 2014, par l'intermédiaire de sa filiale européenne, les 25% cédés auparavant à Chancellor House.

Avec AFP

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