Liens d'accessibilité

Discours sur l'état de l'Union, le dernier de la présidence Obama


Le président Barack Obama s'adressant aux deux chambres du Congrès américain. (AP Photo/Evan Vucci, Pool)

Le président Barack Obama s'adressant aux deux chambres du Congrès américain. (AP Photo/Evan Vucci, Pool)

Plutôt que de parler de son bilan, Barack Obama a mis l'accent sur l'avenir.

Barack Obama a affirmé mardi que parler du déclin de l'économie américaine était "une fiction", et a appelé à "accélérer la transition énergétique" du pays, plus gros consommateur de pétrole du monde, dans son discours sur l'état de l'Union à Washington.

"Je vous ai déjà dit que toutes les discussions sur le déclin de l'économie américaine étaient une fiction politique (...). Les Etats-Unis d'Amérique sont la nation la plus puissante du monde", a lancé le président américain devant le Congrès.

Lutte contre le cancer

M. Obama a annoncé un nouvel "effort national" contre le cancer et désigné Joe Biden, qui a perdu un fils de cette maladie, à la tête de cette initiative, dans son ultime discours annuel devant les élus.

"Ce soir j'annonce un nouvel effort national pour faire ce qu'il faut (contre le cancer, NDLR). (...) Pour ceux qui nous sont chers et que nous avons perdus, pour les familles que nous pouvons encore sauver, faisons de l'Amérique le pays qui éradique le cancer une fois pour toutes", a-t-il déclaré devant le Congrès.

Groupe Etat Islamique

Barack Obama a affirmé que le groupe Etat islamique (EI) "ne représente pas une menace existentielle" pour les Etats-Unis.

"Des masses de combattants à l'arrière de pick-ups et des esprits torturés complotant dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne représentent pas une menace existentielle pour notre Nation", a déclaré le président américain.

"Le monde va se tourner vers nous pour aider à résoudre ces problèmes, et notre réponse doit être plus que des mots durs ou des appels à couvrir de bombes des civils. Cela peut marcher pour des slogans chocs à la télé, mais cela ne passera pas sur la scène mondiale".

Guantanamo

"Je continuerai à m'efforcer de fermer la prison de Guantanamo: elle coûte cher, elle est inutile et elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis".

Cuba

"Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la Guerre froide est finie. Levez l'embargo".

Changement climatique

"Si quelqu'un veut encore nier la science autour du changement climatique, allez-y. Mais vous allez vous sentir assez seuls, parce que vous allez devoir débattre avec nos militaires, avec la plupart des patrons américains, avec la majorité des Américains, avec presque toute la communauté scientifique et avec 200 pays à travers le monde qui sont d'accord pour dire que c'est un problème et qui entendent le régler".

"Même si la planète n'était pas en jeu, même si 2014 n'avait pas été l'année la plus chaude jamais enregistrée, jusqu'à ce que 2015 s'avère encore plus chaude, pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et de vendre l'énergie du futur?"

Regrets

"C'est l'un des rares regrets de ma présidence, que la rancoeur et la suspicion entre les partis se soient aggravées au lieu de s'améliorer. Je n'ai aucun doute qu'un président avec les talents de Lincoln ou de Roosevelt aurait pu davantage combler les fossés, et je garantis que je vais continuer à essayer tant que je serai en fonction".

La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, dans les tribunes réservées au public.

La Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, dans les tribunes réservées au public.

Dans les tribunes du public étaient présents plusieurs femmes musulmanes en hijab, invitées par des élus démocrates, ainsi qu'un réfugié syrien récemment arrivé aux Etats-Unis.

Jim Obergefell, l'un des plaignants du fameux procès ayant conduit à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, était assis derrière la Première dame.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG