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Proche-Orient : Washington « peut prendre avantage » du raid israélien « pour promouvoir la paix », estime un politologue


Pour M. Aoun, « les Américains ne devraient être que des médiateurs efficaces et quand même assez engagés dans cette question. »

Suite à l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire qui se rendait à Gaza, le parlement turc a demandé au gouvernement de réviser ses relations Israël. Benjamin Netanyahu le Premier ministre Israélien a reporté sa venue à Washington alors que le président palestinien Mahmoud Abbas est attendu la semaine prochaine.

M. Netanyahu a défendu le raid de l’armée israélienne, qualifiant « d’hypocrites » les critiques contre les commandos y ayant pris part. Selon lui, les efforts de Tsahal pour empêcher la flottille de se rendre à Gaza se sont passés calmement lorsque les troupes ont arraisonné cinq bateaux. Mais dans l’abordage du sixième bateau, les forces de sécurité disent qu’elles ont eu affaire à « des extrémistes qui soutenaient les terroristes. » Il a qualifié le dernier navire de « bateau de la haine. »

Le raid qui a fait 9 morts est venu compliquer la diplomatie américaine au Proche-Orient. Cependant, Les Etats-Unis peuvent « certainement prendre avantage de cet incident, qui est assez grave, pour promouvoir la paix », estime Sami Aoun, professeur de sciences politiques à l’Université de Sherbrooke au Québec.

« D’un côté, ils peuvent contraindre Israël à mettre fin au blocus de Gaza et à relancer d’une façon plus sérieuse la question de la formation d’un Etat palestinien », a-t-il expliqué. « En échange, les Palestiniens devraient soit unir leurs voix dans une même plateforme et même vision dans leur confrontation avec Israël … qu’ils devraient soit libérer le soldat israélien en otage et commencer des pourparlers plus sérieux et plus directs avec les Israéliens», a indiqué le professeur Aoun.

Pour M. Aoun, « les Américains ne devraient être que des médiateurs efficaces et quand même assez engagés dans cette question. »

Rima Chemirik de l’ONG Oxfam-France dénonce, de son côté, le blocus israélien contre Gaza « qui dure depuis trois ans » et « qui enferme 1,5 millions de Gazaouis dont plus de la moitié sont des enfants. »

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