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RDC : des instructeurs américains à pied œuvre pour restructurer les FARDC


Des soldats congolais et des instructeurs américains à Kinshasa

Des soldats congolais et des instructeurs américains à Kinshasa

L’exercice n’est pas facile car l’armée congolaise est sous équipée. L’indiscipline y est souvent la règle et il y a la barrière linguistique pour les soldats américains.

Les éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) ne sont pas étrangers aux nombreuses années d’instabilité et de rébellions successives en RDC. Les quelques 100 000 hommes qui constituent cette armée comprennent d’anciens rebelles et soldats de l’ancien régime qui ont souvent été accusés de pillage, viols, exécutions extrajudiciaires ainsi que de plusieurs atteintes aux droits de l’homme. Le Pentagone a envoyé des formateurs pour aider à réformer ces troupes.

Un véhicule de la force des Nations Unis en RDC (archives)

Un véhicule de la force des Nations Unis en RDC (archives)

Des soldats américains blessés dans les rues de Kinshasa ? C’est une simple simulation faisant partie d’une formation de deux semaines de quelques 300 soldats congolais et personnel médical. L’opération surnommée « Medflag 10 » est supervisée par Africom, le centre de commandement américain pour l’Afrique.

« Pour les congolais c’est une chance d’apprendre quelques techniques de l’armée américaine », explique Todd Johnson, lieutenant-colonel américain. Le besoin de formation est évident. Selon l’ONG Oxfam, les deux tiers des viols au Congo sont perpétrés par des soldats et des policiers. Les Américains espèrent contribuer à changer cet état de fait.

Une femille éplorée après un massacre opéré par des individus armés

Une femille éplorée après un massacre opéré par des individus armés

« L’objectif réel est d’aider, apporter un soutien au gouvernement congolais pour que ses soldats puissent mieux protéger la population civile et fournir une meilleur sécurité », a déclaré Marc Dillard porte parole de l’ambassade americaine a Kinshasa.

L’exercice n’est pas facile car l’armée congolaise est sous équipée. L’indiscipline y est souvent la règle et il y a la barrière linguistique pour les soldats américains. « Le plus difficile est la barrière de la langue. Lorsque nous avons un interprète, il parle en français alors que la plupart des soldats congolais s’expriment en Lingala donc il faut une seconde interprétation qui augmente le facteur temps », souligne le sergent Stuart Hammer.

Des soldats congolais en campagne

Des soldats congolais en campagne

L’examen final pour les soldats congolais, c’est d’entrer en contact avec des civils dans une clinique de Kinshasa fournissant des soins de santé gratuits. Médecins, dentistes, infirmiers, américains et congolais ont travaillé côte à côte pour soigner près de 2000 malades sur plusieurs jours. Dans le même temps une autre équipe de soldats américains termine une formation d’une année pour une unité congolaise à Kisangani.

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