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Irak : passations de pouvoirs entre Américains et Irakiens à Bagdad


La passation des pouvoirs s’est déroulée en présence du vice-président américain Joe Biden et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, ainsi que des dignitaires irakiens. En sept ans et demi, un million de soldats américains ont été affectés aux opérations militaires en Irak, a souligné M. Biden, évoquant leur sacrifice ainsi que ceux des militaires et civils irakiens.

Une cérémonie solennelle a été organisée, mercredi, à Bagdad, pour marquer la fin officielle de la mission de combat des États-Unis en Irak, alors que les Américains réagissent au discours du président Barack Obama mardi soir sur le même dossier.

La passation des pouvoirs s’est déroulée en présence du vice-président américain Joe Biden et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, ainsi que des dignitaires irakiens. En sept ans et demi, un million de soldats américains ont été affectés aux opérations militaires en Irak, a souligné M. Biden, évoquant leur sacrifice ainsi que ceux des militaires et civils irakiens.

Le président Barack Obama avait promis de mettre fin à la guerre en Irak tout au long de sa campagne électorale de 2008. C’est chose faite, a dit son co-équipier. « Nous avons respecté une promesse, une promesse faite aux Américains et aux Irakiens en réduisant nos unités à environ 50 000 et, comme prévu, nous devrions retirer toutes nos troupes d’ici à la fin de l'année prochaine, conformément à l'accord signé par le président Bush avec le gouvernement iraquien », a expliqué M. Biden.

Le président George W. Bush voulait renverser le régime de Saddam Hussein, soupçonné d'entretenir un arsenal d'armes de destruction massive. Des armes qui n’ont jamais été trouvées.

Dans un discours à la nation mardi soir, le président Obama a dit qu’il est temps pour les États-Unis de tourner la page et d’aller de l’avant. « Notre tâche la plus urgente est aujourd'hui de rétablir notre économie et de créer des emplois », a-t-il expliqué.

Les réactions au discours du président restent mitigées, partagées entre le soulagement et les inquiétudes qui persistent au sujet de la croissance et du chômage aux Etats-Unis. « Maintenant c’est aux Irakiens de s’occuper d’eux-mêmes et aussi de parfaire la démocratisation que nous avons rendu possible après le renversement de Saddam Hussein », a expliqué le professeur William Zartman de l’université John Hopkins ici à Washington.

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