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Relèvement du plafond de la dette américaine : le président Obama s’est adressé à la nation lundi soir


Le président Obama a reçu à maintes reprises les dirigeants du Congrès à la Maison-Blanche pour des discussions. A gauche de M. Obama, le président de la Chambre, le républicain John Boehner, et à droite, le président du Sénat, le démocrate Harry Reid.

Le président Obama a reçu à maintes reprises les dirigeants du Congrès à la Maison-Blanche pour des discussions. A gauche de M. Obama, le président de la Chambre, le républicain John Boehner, et à droite, le président du Sénat, le démocrate Harry Reid.

Les discours prononcés par MM. Obama et Boehner ne permettant pas d’envisager une sortie de l’impasse, les négociations vont devoir se poursuivre.

Alors qu’on se rapproche du 2 août, date à laquelle les Etats-Unis pourraient se retrouver en défaut de paiement de leur dette souveraine, en l’absence d’un accord entre la Maison-Blanche et le Congrès, le président Barack Obama a averti les Américains qu’une impasse pourrait faire un tort incalculable aux États-Unis.

Les conséquences seront graves si Washington se retrouve en défaut de paiement. Ni l’un ni l’autre des deux principaux partis politiques est irréprochable dans cette affaire, mais tous deux ont la responsabilité de résoudre la crise, a-t-il ajouté.

Citant le très populaire président républicain Ronald Reagan, M. Obama a préconisé une « approche équilibrée », comprenant à la fois une réforme de la fiscalité et des réductions dans les programmes sociaux. Cela correspond au plan proposé lundi matin par le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid ; il prévoit de réduire les dépenses de 2 700 milliards de dollars tout en relevant le plafond de dette jusqu’aux élections générales de novembre 2012, lorsque le président Obama briguera un second mandat.

Les républicains restent le seul obstacle à l’adoption de ce plan, a dit Barack Obama. « La seule raison pour laquelle cette approche équilibrée n’est pas sur le point d’être promulguée est qu’un nombre important de républicains au Congrès préfèrent une autre approche, prévoyant uniquement des réductions dans les dépenses », a martelé le président Obama.

Le plan soumis, lundi matin également, par le président républicain de la Chambre, le député John Boehner, propose de relever de mille milliards de dollars le plafond de la dette jusqu’à la fin de l’année fiscale, avec un relèvement encore plus généreux pour 2012. Mais le Congrès serait forcé d’amputer dans des programmes chers aux démocrates.

Certes, les États-Unis ne doivent pas faire défaut, mais le peuple américain n'acceptera pas de relever le plafond de la dette sans une réduction majeure des dépenses et d’autres réformes, a fait valoir M. Boehner. La solution à la crise de la dette n'est pas compliquée, a-t-il déclaré : il faut simplement que les Etats-Unis ne dépensent pas davantage d'argent qu'ils n'en perçoivent.

« La triste vérité, c’est que le président voulait un chèque en blanc il y a six mois, et qu’il veut toujours un chèque en blanc aujourd’hui. Cela ne sera pas possible », a averti le député Boehner.

Les discours prononcés hier soir par MM. Obama et Boehner ne permettant pas d’envisager une sortie de l’impasse, les négociations vont devoir se poursuivre. Mais les agences de notation pourraient perdre patience et sanctionner les Etats-Unis, comme cela a été le cas lundi pour la Grèce.

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