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Les États-Unis intensifient leur guerre secrète contre les réseaux terroristes à travers le monde


Pour les priver de leurs refuges, nous allons déplacer la lutte contre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes sur le terrain où ils complotent et s'entraînent : en Afghanistan, Pakistan, Yémen, Somalie et ailleurs, a déclaré John Brennan, le conseiller du pré

Pour les priver de leurs refuges, nous allons déplacer la lutte contre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes sur le terrain où ils complotent et s'entraînent : en Afghanistan, Pakistan, Yémen, Somalie et ailleurs, a déclaré John Brennan, le conseiller du pré

Ce n’est un secret pour personne que les États-Unis sont impliqués dans une lutte acharnée contre un ennemi brutal, déterminé et qui sait s’adapter, a déclaré à la VOA un responsable de l’administration Obama, en précisant que les États-Unis devaient modifier leurs stratégies en conséquence.

Le gouvernement américain a intensifié ces derniers mois sa guerre secrète contre les réseaux terroristes à travers le monde, notamment contre Al-Qaïda, affirment des analystes. Le suivi de cette guerre secrète a été confié à John Brennan, le conseiller du président pour la sécurité intérieure et le contre-terrorisme. Ce sont d’ailleurs des déclarations récentes de cet ancien responsable de la Direction des opérations de la CIA, qui ont éveillé l’intérêt de la presse sur la gestion de ces opérations.

Lors d’une présentation au Centre pour les études stratégiques et internationales ici à Washington, M. Brennan a évoqué la stratégie de sécurité nationale du président Barack Obama, qui était sur le point d’être publiée.

« Pour priver Al-Qaïda et ses complices de leurs refuges, nous allons déplacer la lutte contre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes sur le terrain où ils complotent et s'entraînent : en Afghanistan, Pakistan, Yémen, Somalie et ailleurs. Nous allons non seulement assener des coups durs a la direction d'Al-Qaïda et ses alliés, mais nous aiderons ces gouvernements à renforcer leur capacité à assurer leur propre sécurité, à extirper le cancer d’Al-Qaïda qui s'est développé chez eux et à l’empêcher de revenir » avait expliqué M. Brennan.

Ce n’est un secret pour personne que les États-Unis sont impliqués dans une lutte acharnée contre un ennemi brutal, déterminé et qui sait s’adapter, a déclaré à la VOA un responsable de l’administration Obama, en précisant que les États-Unis devaient adapter leurs stratégies en conséquence. « La menace pèse sur toute la planète, et donc, la réponse ne saurait rester locale. Nous devons user de tout l’arsenal à notre disposition pour confronter les terroristes qui complotent contre nous et nos alliés », a ajouté ce responsable, qui a tenu à conserver l’anonymat.

Daniel Markey, du Council on Foreign Relations, un institut sur les relations étrangères, pense que les forces spéciales américaines ont radicalement renforcé leurs opérations en Afghanistan, mais il dit ignorer l’impact que cela pourrait avoir sur les opérations au Pakistan. Selon lui, toute une gamme d’opérateurs sont impliqués dans ces opérations secrètes : des contractuels, des forces spéciales, des agents de la CIA, les services secrets américains, entre autre. Il est très clair en tout cas que leur nombre a considérablement augmenté au cours de l’année écoulée en Afghanistan, ajoute-t-il.

Cette guerre secrète contre le terrorisme international n’a pas que ses partisans. Elle est dénoncée par ceux qui affirment qu’elle dresse les populations locales contre les Américains. D’autres déplorent le fait qu’elle empêche de distinguer entre des soldats et des espions, rendant l’application des conventions de Genève plus problématique. Mais au Congrès, elle a ses partisans. Entre autre le député Adam Smith qui a déclaré au New York Times : « Pour la première fois dans notre histoire, une entité a déclaré une guerre secrète contre nous, et nous usons d’outils similaires pour réagir ».

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