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Le président de l'Union africaine en visite à Ouaga pour "participer à la solution"


Mauritanian President Mohamed Ould Abdel Aziz (2nd R) walks with African Union (AU) delegates at the 22nd AU summit in Addis Ababa, Jan. 31, 2014.

Mauritanian President Mohamed Ould Abdel Aziz (2nd R) walks with African Union (AU) delegates at the 22nd AU summit in Addis Ababa, Jan. 31, 2014.

Le président en exercice de l'instance panafricaine est arrivé lundi au Burkina Faso pour rencontrer les protagonistes de la crise qui négocient toujours le processus de transition depuis la chute de Blaise Compaoré.

La visite de Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l'Etat mauritanien intervient alors que l'opposition et la société civile ont transmis lundi à l'armée leur "Charte de la transition", constitution intérimaire adoptée dimanche soir après de laborieuses discussions et régissant la structure et le fonctionnement des futures autorités de transition.

Les militaires "ont reçu le document, ils vont venir le travailler et voir quelle est la suite des choses", a déclaré le pasteur Henri Yé, président de la Commission qui a rédigé ce texte.

"Certainement que dans les jours à venir, rapidement, un forum pourra être convoqué de manière à ce qu'il y ait un large consensus sur le document", a espéré le pasteur Yé, qui s'exprimait depuis un grand hôtel de Ouagadougou où les différents protagonistes de la crise burkinabè étaient reçus séparément par Désiré Kadré Ouédraogo, le président de la commission de la Cédéao.

Ils s'entretiendront ensuite collectivement avec le président mauritanien.

Celui-ci a été accueilli à l'aéroport par le lieutenant-colonel Isaac Zida, chef de la transition désigné par l'armée.

"L'Union africaine n'est pas venue pour sanctionner le Burkina Faso", a déclaré à la presse Mohamed Ould Abdel Aziz, après s'être brièvement entretenu à l'aéroport avec Isaac Zida.

"Nous sommes venus pour participer à la solution" de la crise politique, qui "viendra des Burkinabè", a-t-il ajouté.

Le 3 octobre, l'Union africaine avait donné deux semaines aux autorités militaires, qui ont pris les rênes du Burkina Faso après la démission et la fuite du président Blaise Compaoré, pour passer la main à un gouvernement intérimaire civil.

Quelques jours plus tard, le lieutenant-colonel Zida avait fait savoir publiquement qu'il n'était pas tenu par ce délai et avait indiqué ne pas avoir "peur des sanctions".

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'organisation régionale dont fait partie le Burkina Faso, a depuis lors appelé la communauté internationale à ne pas sanctionner Ouagadougou, compte tenu des "efforts en cours".

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