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Une vingtaine de leaders de l'opposition gabonaise toujours retenus au QG de Jean Ping


La police arrête une femme après avoir dispersé une manifestation à Libreville, au Gabon, 15 août 2012 (Archives).

La police arrête une femme après avoir dispersé une manifestation à Libreville, au Gabon, 15 août 2012 (Archives).

Les forces de l’ordre interdisent toute entrée et sortie du quartier général de Jean Ping, principal rival du président sortant Ali Bongo, où une vingtaine de leaders de l'opposition et de la société civile gabonaise affirment être séquestrés depuis l’éclatement des émeutes à Libreville.

Des affrontements entre des agents de l’ordre et des manifestants protestant contre l’annonce de la victoire du président Bongo à l’élection présidentielle avaient éclaté dans la ville. Le siège du Parlement a été incendié mercredi.

"On nous a dit qu'on devait être transférés au siège de la gendarmerie, mais nous n'avons toujours pas de nouvelles", a-t-il ajouté, tout en précisant que 25 personnes étaient encore retenues avec lui dans la cour du QG de Jean Ping. Parmi elles l'ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui ou encore Paul-Marie Gondjout, responsable d'un parti d'opposition.

M. Myboto a également affirmé qu'ils n'avaient reçu ni nourriture, ni médicament depuis le matin. "Nous ne voulons surtout pas dormir ici. La cour" du QG, qui a été attaquée lors d'un assaut des forces de l'ordre dans la nuit, "est dévastée, pleine de sang, et nous nous sentons en totale insécurité."

Plus tôt, M. Duvungui avait raconté que l'armée avait fouillé le QG "de fond en comble". Dans l'après-midi, les lieux restaient inaccessibles au public, des journalistes de l'AFP ayant été refoulés fermement par un imposant dispositif de sécurité.

Mercredi en fin d'après-midi, la commission électorale a annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages, devant M. Ping (48,23%), 73 ans. Cette annonce a déclenché une nuit d'émeutes meurtrières et de pillages à Libreville et dans d'autres villes du pays.

Le centre de la capitale était quadrillé jeudi par les forces de l'ordre, notamment aux abords de l'Assemblée nationale, incendiée mercredi, et du QG de M. Ping, pris d'assaut dans la nuit.

Lors d'un bref point presse, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'arrestation depuis mercredi soir d'environ un millier de personnes dans tout le pays, dont 600 à 800 dans la capitale Libreville.

Avec AFP

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