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Une trentaine d'ONGs fustigent la « dictature » de Yahyah Jahmmeh


Yahya Jammeh, au pouvoir en Gambie depuis 20 ans (Photo AP)

Yahya Jammeh, au pouvoir en Gambie depuis 20 ans (Photo AP)

A l’occasion de l’anniversaire des 20 ans au pouvoir du dirigeant gambien Yahyah Jahmmeh, 36 organisations de défense de la liberté d’expression et des droits humains ont publié un appel. C’était pour exiger la fin de l’impunité pour les violations des droits humains en Gambie.

Parmi ces ONGs : Reporters sans Frontières (RSF), qui a rappelé que Yahyah Jahmmeh figure sur sa liste des 39 prédateurs de la liberté de la presse.

Le gouvernement gambien ne tolère aucune opposition et commet des violations graves des droits humains, a constaté la responsable Afrique de RSF, Cléa Kahn-Sriber, dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA). « Yahyah Jahmmeh c’est 20 ans durant lesquels les droits de l’homme ont été régulièrement bafoués en Gambie, et où le citoyen lambda vit sous un régime de terreur, mais encore plus tous ceux qui essaient de s’exprimer publiquement contre le régime, et cela comprend évidemment les journalistes », a-t-elle dit.

Les critiques du gouvernement sont confrontées à « des manœuvres d’intimidation, des actes de harcèlement, des arrestations arbitraires, des incarcérations, des actes de torture et de mauvais traitement, des menaces de mort et des disparitions forcées » constate RSF.

Le gouvernement gambien refuse de mettre en œuvre les décisions de la Cour communautaire de justice de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), notamment en omettant de mener des enquêtes, ou de verser des dommages et intérêts aux journalistes persécutés et leurs familles, a rappelé Mme Kahn-Sriber.

Le journaliste Musa Saidykhan et les familles des défunts Ebrima Manneh et Deyda Hydara, sont de ce fait lésées, note-t-elle, en dépit « de trois décisions rendues ». Dans « aucun de ces trois cas le gouvernement gambien ne s’est exécuté et n’a mis en œuvre un jugement de la cour de la Cédéao ».

Par ailleurs, depuis l’avènement au pouvoir de Yahya Jammeh, le système judicaire gambien « s’est considérablement affaibli du fait de l’ingérence récurrente de l’exécutif et de l’adoption de lois toujours plus répressives visant à réduire au silence les voix dissidentes » estime RSF.

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